Le Forum de dialogue parlementaire Sud-Sud s’est avéré être une plateforme d’échange d’expertise et de résolution des défis, ainsi qu’une occasion historique d’établir un dialogue Sud-Sud et de redéfinir le concept de coopération entre les pays participants.
Participant au troisième Forum de dialogue parlementaire Sud-Sud, qui s’est tenu les 28 et 29 avril à Rabat, les chefs de délégation arabes ont souligné l’importance vitale d’une coopération globale entre les nations du Sud pour relever les défis mondiaux actuels.
Lors du « Sommet des présidents » qui s’est tenu lundi à la Chambre des conseillers du Maroc, ces dirigeants régionaux ont exprimé leur conscience que la coordination entre les pays du Sud, notamment à travers leurs parlements et leurs conseils législatifs, est essentielle pour surmonter les multiples défis et résoudre les différentes questions économiques.
Les dirigeants ont été unanimes à penser que la coopération Sud-Sud est devenue une nécessité compte tenu des défis contemporains liés au changement climatique, aux crises sécuritaires, aux difficultés économiques et aux technologies avancées qui affectent le monde.
Les représentants de Bahreïn, des Émirats arabes unis, de Jordanie, d’Égypte et du Qatar ont souligné que « la coopération entre les pays du Sud n’est plus une option, mais une nécessité urgente à la lumière des nombreux défis mondiaux ».
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a réaffirmé aujourd’hui la confiance du pays dans le potentiel des pays du Sud à renouveler et à accélérer leur développement lors de la troisième édition du Forum de dialogue parlementaire Sud-Sud à Rabat.
Ils ont également déclaré que « le changement climatique et les conflits croissants nécessitent des efforts unifiés et l’établissement de partenariats stratégiques fondés sur le dialogue et la coopération constructive ».
Le président du Parlement arabe, Mohammed Ahmed Al-Yamahi, a proposé une vision particulièrement complète de la coopération Sud-Sud.
« Les pays du Sud possèdent des ressources naturelles et des capacités humaines qui les qualifient pour figurer parmi les puissances économiques mondiales les plus fortes et pour être une voix influente dans le système mondial », a déclaré Al-Yamahi.
« Cependant, ils doivent utiliser de manière optimale ces ressources et ces capacités et relever les défis liés à la diversité des systèmes économiques pour parvenir à l’intégration régionale et à la complémentarité économique. »
D’autres intervenants ont fait écho à ces sentiments, soulignant que « les pays du Sud doivent reformuler leurs stratégies de développement et adopter la flexibilité pour être des acteurs compétitifs dans le contexte des données de transformation internationales ».
Ils ont appelé à la coopération « pour influencer l’environnement international et régional tout en établissant des partenariats dans un monde où les visions, les défis et les opportunités se croisent ».
MK/ac/Sf/APA






