La RDC et la société suisse ADEX Platform AG ont signé un accord-cadre visant à moderniser la filière des diamants et pierres de couleur, avec un accent sur la transparence, la transformation locale et la création de valeur ajoutée.
Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC), Louis Watum Kabamba, a présidé lundi la signature de l’Accord-cadre entre le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) et la société suisse ADEX Platform AG, spécialisée dans la transparence et l’efficacité des chaînes d’approvisionnement en diamants et pierres de couleur.
Cet accord concrétise un partenariat stratégique validé lors du Conseil des ministres du 29 mai 2026 et prévoit la création d’une société commune, ADEX RDC S.A., détenue à parts égales par les deux partenaires.
Cette structure aura pour mission de moderniser et formaliser la filière diamantifère congolaise à travers la mise en place d’une taillerie-joaillerie de standard international, le développement d’une plateforme numérique de commercialisation directe vers les marchés internationaux, ainsi que le transfert de technologies et le renforcement des capacités locales.
Dans son allocution, le ministre des Mines a indiqué que cet accord ouvre « un nouveau chapitre du commerce responsable des diamants et des pierres de couleur » en RDC, soulignant son alignement avec la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Il a également insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques de contrebande et de sous-valorisation, afin de faire du diamant congolais un levier de création de richesse, d’emplois et de développement industriel.
Selon les autorités, ce partenariat devrait renforcer la transparence du secteur, améliorer les revenus des acteurs de la filière, favoriser la transformation locale et positionner durablement la RDC comme un fournisseur responsable sur le marché international des diamants et pierres de couleur.
La RDC est régulièrement qualifiée par les institutions internationales comme un pays au potentiel minier exceptionnel, dominé par des ressources stratégiques telles que le cobalt, le cuivre, le coltan, l’or et les diamants. Selon les données de l’Initiative pour la Transparence dans les industries extractives (ITIE-RDC), le secteur minier a généré en 2023 environ 5,61 milliards de dollars de revenus publics, pour un total de 5,85 milliards USD tous secteurs extractifs confondus.
Les statistiques publiées par le dispositif ITIE indiquent également une production de 140 000 tonnes de cobalt (valeur estimée à 5,1 milliards USD) et 2,8 millions de tonnes de cuivre (24,2 milliards USD) en 2023, confirmant la domination de ces deux minerais dans l’économie extractive congolaise.
AC/Sf/APA







