L’envoyé de l’ONU Xia Huang a alerté, lundi 13 octobre, sur l’élargissement du conflit dans l’est de la RDC, appelant à « un cessez-le-feu immédiat, effectif et inconditionnel ».
La guerre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’intensifie avec le Mouvement du 23 mars (M23) qui contrôle désormais de larges zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment les villes de Goma et Bukavu. Soutenu par le Rwanda, le M23 poursuit ses offensives malgré deux initiatives diplomatiques majeures : l’accord de Washington, qui n’inclut pas le M23, et le processus de Doha, qui peine à avancer entre Kinshasa et la rébellion.
L’Envoyé spécial des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Xia Huang, a dénoncé lundi « le non-respect du cessez-le-feu » et le risque accru d’« embrasement régional ».
Malgré plusieurs sommets et accords, la réalité sur le terrain est sombre : les combats continuent, provoquant des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire grave.
Au cœur du conflit demeure l’exploitation illicite des ressources naturelles (or, coltan, cobalt), qui finance les milices et alimente la violence. Xia Huang insiste sur la nécessité de « traiter en profondeur les causes structurelles » du conflit, avec plus de transparence dans les chaînes d’approvisionnement.
L’Union africaine (UA) a tenté en août de fusionner plusieurs processus de médiation pour plus d’efficacité, sous la conduite du président togolais Faure Gnassingbé. Xia Huang appelle à une « médiation africaine unifiée et efficace », avec un soutien politique et logistique renforcé.
Enfin, le diplomate rappelle que la paix dépend avant tout de la volonté des parties prenantes, exhortant Rwanda, Ouganda et RDC à « reprendre un dialogue direct et franc ». Sans cette volonté, les accords risquent de rester « du papier sur des cendres ».
RNK/ac/Sf/APA





