De l’annonce d’un complot présumé contre le Burkina Faso à la crise énergétique au Sahel, en passant par les perspectives de dialogue régional et les hommages au Pape François, les médias ouest-africains ont couvert une actualité dense et contrastée, a constaté lundi APA.
Jeune Afrique rapporte que les autorités burkinabè affirment avoir déjoué un « grand complot » orchestré depuis la Côte d’Ivoire. Le pays voisin est régulièrement accusé par Ouagadougou d’abriter des opposants au régime burkinabè. Le capitaine Ibrahim Traoré avait même évoqué, à l’été 2024, l’existence d’« un centre d’opérations pour déstabiliser » le Burkina Faso, installé à Abidjan.
Selon Le Monde Afrique, le gouvernement burkinabè affirme avoir déjoué un projet visant à « semer le chaos total », dont les cerveaux seraient basés en Côte d’Ivoire. « Le travail minutieux du service de renseignement a révélé un grand complot en préparation contre notre pays, dont le but ultime est de semer le chaos total », a déclaré le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, dans une allocution diffusée à la télévision nationale.
Mali Tribune, de son côté, met en lumière la fracture énergétique qui traverse la région du Sahel, évoquant « un fossé entre villes dynamiques et campagnes délaissées ». L’accès à l’électricité ne relève pas uniquement d’un enjeu technique : il reflète de profondes inégalités territoriales qui freinent le développement économique et social. Alors que plus de 80 % des citadins bénéficient d’un approvisionnement régulier en électricité, les zones rurales peinent à atteindre une couverture de 20 %. Cette inégalité énergétique a des répercussions directes sur les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’emploi.
Bamada s’interroge sur les chances de reprise du dialogue entre les pays de la Confédération des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les dirigeants de l’AES sont invités, par le président ghanéen, John Dramani Mahama, au lancement des célébrations des 50 ans de la Cédéao mardi 22 avril, aux côtés des membres de la Cédéao.
Au Sénégal, L’Observateur annonce que Mansour Faye et Moustapha Diop, anciens ministres sous le régime de Macky Sall, « vont ouvrir le bal » dans la procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de justice. Le journal indique que, sauf changement de calendrier, la procédure débutera cette semaine avec la convocation du Bureau de l’Assemblée nationale.
L’AS met en avant la Ziarra générale de Tivaouane, événement annuel organisé dans cette cité religieuse à environ 80 kilomètres de Dakar, et souligne « les mots forts du khalife général des Tidjanes ». Selon Walf Quotidien et Le Soleil, Serigne Babacar Sy Mansour a dénoncé les « dérives sociales » avant d’axer son sermon sur « la protection de la petite enfance ».
Enfin, plusieurs journaux évoquent le décès du pape François, survenu lundi à l’âge de 88 ans. Le Soleil, dans un article intitulé « Adieu, Saint humaniste », rappelle que le souverain pontife a tiré sa révérence « au lendemain de la Résurrection, après une longue maladie ». Surnommé « le curé des pauvres », il avait placé la défense des plus vulnérables au cœur de son pontificat. Une « pluie d’hommages » a suivi sa disparition, avec des voix catholiques africaines évoquant, cette fois, la possible élection d’un pape noir.
ODL/Sf/ac/APA






