L’actualité ouest-africaine est marquée mercredi par les obsèques nationales de l’ex-président nigérian Muhammadu Buhari, les mutations dans le secteur bancaire nigérian, la résurgence du débat autour du Bitcoin, ainsi que de fortes secousses sociales et politiques au Ghana, au Libéria et au Sénégal.
Le Nigéria a fait des « adieux émouvants » à Muhammadu Buhari, l’ex-président décédé dimanche à Londres à l’âge de 82 ans. Selon Premium Times, le président Bola Tinubu et le vice-président Kashim Shettima ont conduit, mardi, une importante délégation de l’élite nigériane, incluant d’anciens présidents, à Daura, dans l’État de Katsina, pour rendre un dernier hommage à l’ancien chef d’État militaire, devenu président élu pour deux mandats.
Dans un autre registre, Premium Times revient sur le « changement de politique de tolérance » de la Banque centrale du Nigéria (CBN), qui inaugure une nouvelle ère pour les banques commerciales. Ces dernières pourraient voir leurs bénéfices chuter, leurs liquidités se resserrer et leurs besoins en provisions augmenter.
Face à cette conjoncture, Aliko Dangote poursuit son expansion industrielle. Selon Financial Afrik, le milliardaire nigérian a soumis une demande officielle pour construire un port maritime à Olokola, dans l’État d’Ogun. Ce projet pourrait aboutir à la création du plus vaste et profond port du pays, d’après l’agence Bloomberg.
Toujours selon Financial Afrik, le Bitcoin a franchi un nouveau sommet historique le 14 juillet, atteignant 123 205,09 dollars. Cette performance spectaculaire remet en question les modèles classiques de l’économie monétaire, estime le journal.
Au Ghana, plus de 500 agents des forces de sécurité ont été révoqués à la suite d’une enquête gouvernementale ayant mis en lumière des irrégularités dans les processus de recrutement autour des élections générales de décembre 2024. Le ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak, a annoncé ces révocations lundi 14 juillet, lors d’une conférence sur la responsabilité gouvernementale à Accra, rapporte Graphic.
Au Bénin, La Nation signale que le secteur privé a proposé onze mesures fiscales pour relancer l’économie. Cette plateforme vise à corriger les déséquilibres, à améliorer la compétitivité des entreprises et à renforcer le climat des affaires dans le pays.
Alors que le Libéria s’apprête à vivre la manifestation « Assez, c’est assez », prévue le 17 juillet, un leader religieux a proposé une voie alternative. L’apôtre Donatus S. Nayensuabo, de l’Église protestante rachetée de Jésus-Christ, affirme dans le Liberian Observer que les problèmes du pays sont d’abord spirituels, et non politiques, appelant à une « rédemption nationale ».
Au Sénégal, L’Observateur alerte sur les violences xénophobes à Murcie, en Espagne, où des Sénégalais vivent « la peur au ventre ». Installé à Torre-Pacheco depuis 1999, Mady Bâ confie que « la plupart des Sénégalais ont cessé toute activité non essentielle » en raison d’une vague d’agressions visant les migrants.
Sur le plan diplomatique, Le Soleil rapporte que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est rendu en visite de travail à Cotonou. Il a convenu avec son homologue béninois, Patrice Talon, de renforcer les relations bilatérales, notamment sur le plan commercial.
Au Mali, Maliweb relaie les propos du Dr Ahmadou Touré, enseignant-chercheur à l’Université Kurukanfuga de Bamako, sur le déploiement des services de l’État à Taoudéni. Il y évoque les enjeux liés à la sécurisation et à l’ancrage administratif de cette région confrontée à l’instabilité.
L’Essor informe que l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) devient l’Agence d’exécution des projets de la Confédération des États du Sahel (AES). La décision a été entérinée lors de la 8e session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue par visioconférence.
ODL/ac/Sf/APA







