Les autorités malgaches engagent une nouvelle étape d’évaluation internationale sur la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en partenariat avec l’ONUDC, la Tanzanie et Djibouti.
Madagascar a entamé une nouvelle phase d’évaluation internationale dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, visant à renforcer les mécanismes de prévention, de transparence et de restitution des avoirs illicites.
La délégation, conduite par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Afrique de l’Est, a été reçue au palais de Mahazoarivo par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison.
Selon les autorités malgaches, cette deuxième phase de l’évaluation portera principalement sur la prévention de la corruption ainsi que sur les dispositifs de récupération des biens acquis illégalement. Elle s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux de Madagascar en matière de bonne gouvernance.
Le Premier ministre, M. Rajaonarison a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes en cours, notamment sur le plan législatif, afin de renforcer le cadre juridique de lutte contre la corruption et améliorer l’efficacité des institutions concernées.
La mission d’évaluation associe également des représentants de Djibouti et de la Tanzanie, aux côtés des experts de l’ONUDC. Les travaux doivent se poursuivre à Ivandry dans les prochains jours.
Cette initiative vise, selon les parties prenantes, à consolider la transparence dans la gestion publique et à améliorer la redevabilité des institutions au bénéfice des citoyens malgaches.
Madagascar figure régulièrement parmi les pays les plus exposés à la corruption selon l’Indice de perception de la corruption (CPI) de Transparency International, avec des scores oscillant autour de 25 à 28/100 au cours des dernières années, traduisant une perception élevée de la corruption dans le secteur public. Les Indicateurs mondiaux de gouvernance de la Banque mondiale confirment des défis persistants en matière de contrôle de la corruption, d’État de droit et de qualité institutionnelle.
AC/Sf/APA







