Les forces armées nigérianes ont annoncé plusieurs opérations réussies contre les réseaux terroristes actifs dans le pays, avec des libérations d’otages, des arrestations de suspects, l’interception de moyens logistiques et plusieurs redditions de combattants présumés de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Les forces de sécurité nigérianes poursuivent leurs opérations contre les groupes armés dans plusieurs régions du pays, enregistrant ces derniers jours des avancées dans le cadre des opérations FANSAN YAMMA et Hadin Kai (OPHK), a indiqué l’armée.
Dans le nord-ouest, les troupes de l’opération FANSAN YAMMA ont annoncé les 19 et 20 juillet 2026 plusieurs succès opérationnels dans les États de Zamfara, Katsina et Kebbi, avec la libération de victimes d’enlèvement, l’échec d’une tentative de rapt et l’arrestation de suspects impliqués dans la logistique terroriste.
Le 20 juillet, les militaires sont intervenus à Shiyan Abiyola, dans la zone de gouvernement local de Kaura Namoda, dans l’État de Zamfara, après une alerte faisant état d’une tentative d’enlèvement de civils. L’arrivée rapide des troupes a contraint les assaillants à fuir, permettant de secourir plusieurs habitants.
La veille, trois personnes enlevées le 14 juillet alors qu’elles travaillaient dans leurs champs à Tsafe, dans l’État de Zamfara, ont été retrouvées par les forces de sécurité dans la zone de Faskari, dans l’État de Katsina. Les victimes avaient réussi à s’échapper d’un repaire terroriste en profitant d’une forte pluie ayant perturbé la surveillance de leurs ravisseurs.
Dans l’État de Kebbi, les soldats ont également intercepté un véhicule transportant dix motos soupçonnées d’être destinées à des éléments terroristes. Quatre personnes présumées chargées de récupérer ces engins pour le compte d’un collaborateur d’un groupe armé ont été arrêtées.
Dans le nord-est, l’opération Hadin Kai a, de son côté, annoncé l’arrestation d’un ressortissant soudanais soupçonné d’appartenir à un réseau terroriste ainsi que d’une présumée immigrée clandestine dans le secteur de Lassa, près de Dille, dans la zone d’Askira/Uba, dans l’État de Borno.
L’opération menée le 19 juillet par les soldats du 115e bataillon de la Task Force a conduit à l’interpellation de Musa Fashir, 32 ans, présenté comme un « combattant terroriste étranger » présumé et un collaborateur de groupes armés. Les premières investigations font état de liens supposés avec des éléments terroristes actifs dans la région.
Les militaires ont également arrêté Mary Florence, 36 ans, qui affirme être une ressortissante ghanéenne en situation irrégulière. Son identité, les conditions de sa présence dans la zone et d’éventuels liens avec des réseaux criminels ou terroristes restent soumis à enquête.
Par ailleurs, deux hauts responsables présumés d’une faction terroriste active dans le nord-est du Nigéria se sont rendus aux forces de l’opération Hadin Kai. Identifiés comme des « Munzirs », un grade de commandement au sein des groupes jihadistes, ils ont déposé les armes auprès des troupes du secteur 2 basées à Geidam, dans l’État de Yobe, le 4 juillet, avant d’être transférés à Maiduguri pour des opérations de profilage, d’interrogatoire et d’exploitation du renseignement.
Cette reddition intervient après celle annoncée fin juin de plusieurs dirigeants présumés de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Selon l’armée, ces défections résultent de la pression combinée des opérations terrestres, des frappes aériennes et des actions de renseignement menées contre les groupes insurgés.
Au cours de la dernière semaine de juin, 76 combattants présumés, accompagnés pour certains de membres de leurs familles, se seraient également rendus aux forces gouvernementales, selon les données communiquées par l’opération Hadin Kai.
Le commandement militaire nigérian affirme que ces opérations ont permis de perturber les chaînes de commandement, de réduire les capacités opérationnelles des groupes jihadistes et de démanteler leurs réseaux logistiques. Il assure vouloir poursuivre ses offensives contre Boko Haram et l’ISWAP jusqu’à leur « neutralisation complète » ou leur reddition.
AC/Sf/APA







