La République démocratique du Congo (RDC) organise lundi à New York une réunion de haut niveau consacrée aux liens entre ressources naturelles, paix et sécurité internationales, dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mois de juillet.
Prévue selon la formule « Arria », convoquée autour de la gestion des ressources naturelles et de la paix, la réunion au siège de l’ONU à New York sera présidée par la ministre d’État congolaise des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner. Elle réunira des membres du Conseil de sécurité, des représentants d’États membres de l’ONU, d’organisations régionales, de la société civile, du monde académique et du secteur privé.
Placée sous le thème « La lacune normative concernant les ressources naturelles et la paix : fondements et perspectives », cette session vise à examiner les insuffisances du cadre international actuel en matière de gestion des ressources naturelles, notamment dans les contextes où leur exploitation contribue à alimenter les conflits.
Selon Kinshasa, les mécanismes existants en matière de traçabilité des ressources, de diligence raisonnable et de lutte contre le financement des économies de guerre restent fragmentés et nécessitent une meilleure coordination entre les différents acteurs internationaux.
La RDC estime qu’un renforcement du cadre normatif mondial est nécessaire afin de garantir une exploitation plus transparente et responsable des ressources naturelles, particulièrement dans un contexte marqué par une demande croissante en minerais stratégiques liés notamment à la transition énergétique et aux nouvelles technologies.
Un potentiel naturel stratégique
La République démocratique du Congo dispose d’importantes richesses naturelles qui la placent au centre des enjeux économiques mondiaux. Le pays possède notamment d’abondantes réserves de cobalt et de cuivre, un important potentiel hydroélectrique, de vastes terres arables ainsi que la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, située dans le bassin du Congo.
Ces ressources constituent un atout majeur pour le développement économique du pays, mais leur exploitation reste confrontée à des défis de gouvernance, de transparence et de valorisation au bénéfice des populations locales. Les autorités congolaises entendent ainsi promouvoir une gestion plus équitable des chaînes d’approvisionnement afin que les ressources naturelles deviennent davantage un facteur de paix et de prospérité.
Kinshasa plaide pour une approche fondée sur la transparence, la traçabilité, la responsabilité partagée entre les différents acteurs des chaînes d’approvisionnement et une meilleure répartition des bénéfices au profit des pays producteurs.
Cette réunion s’inscrit dans l’agenda diplomatique de la RDC durant sa présidence du Conseil de sécurité. Elle sera suivie, le 22 juillet, d’un débat public de haut niveau présidé par le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, consacré au thème : « La gouvernance des ressources naturelles, fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».
AC/Sf/APA







