L’ancien président Muhammadu Buhari, décédé le 13 juillet à Londres, a été enterré mardi dans sa ville natale de Daura, lors de funérailles marquées par des hommages nationaux et africains à sa mémoire.
L’ancien président nigérian Muhammadu Buhari a été inhumé mardi dans sa résidence de Daura, dans l’État de Katsina, à l’issue de funérailles officielles marquées par la présence de nombreux dirigeants et une forte affluence populaire.
Son corps, rapatrié plus tôt dans l’après-midi de Londres à l’aéroport international Umaru Musa Yar’Adua de Katsina, a été accompagné jusqu’à Daura par une délégation conduite par le président Bola Ahmed Tinubu. Le cortège comptait notamment le vice-président Kashim Shettima, le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embaló, le Premier ministre du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, l’ex-président nigérien Mahamadou Isoufou, l’ancien vice-président Yemi Osinbajo, des gouverneurs et des figures du monde des affaires.
À son arrivée à Daura, la dépouille a été exposée brièvement dans la résidence familiale avant la prière funéraire (Salatul Janazah), dirigée par l’imam de la grande mosquée de Daura, Sheikh Salisu Rabiu.
L’inhumation, à laquelle ont assisté le président Tinubu et les proches du défunt, s’est déroulée à 17h50 avec les honneurs militaires, incluant un réveil et une salve de 21 coups de canon. Selon la présidence nigériane, les cérémonies se poursuivront par une semaine de condoléances et d’hommages à la mémoire de l’ancien chef d’État.
Muhammadu Buhari, militaire de carrière et ancien chef d’État militaire (1984-1985), avait été élu président démocratiquement en 2015 et a dirigé le Nigeria jusqu’en 2023. Décédé le 13 juillet à Londres, il laisse derrière lui l’image d’un patriote engagé pour l’unité nationale et la lutte contre la corruption, salué à travers l’Afrique comme un grand homme d’État et panafricaniste.
AC/Sf/APA






