Le président mozambicain Daniel Chapo lance mercredi la phase de consultation publique du Dialogue national inclusif, visant à renforcer la participation citoyenne et à promouvoir la réconciliation nationale.
Selon un communiqué publié mardi soir par le cabinet présidentiel mozambicain, le lancement des consultations fait suite au consensus atteint en août entre le gouvernement et les partis politiques signataires de l’Engagement politique pour un Dialogue national inclusif.
Les consultations rassembleront les citoyens à tous les niveaux – district, province et national – ainsi que les communautés mozambicaines à l’étranger. La société civile, le monde universitaire et les acteurs politiques sont appelés à contribuer à l’élaboration de réformes destinées à renforcer les institutions démocratiques et à répondre à des griefs de longue date.
Le président Chapo a présenté le dialogue comme un outil pour apaiser les divisions et prévenir de futurs troubles, notamment après les élections générales contestées d’octobre 2024. Le scrutin avait été marqué par des allégations de fraude et de violences post-électorales, le chef de l’opposition Venancio Mondlane revendiquant la victoire et demandant un recomptage des voix, refusé par le Conseil constitutionnel, accentuant la défiance du public envers le processus électoral.
Le dialogue repose sur une loi adoptée par l’Assemblée de la République plus tôt en 2025, transformant l’accord de mars en cadre légal. Si la plupart des signataires sont de petits partis, le gouvernement a invité des acteurs plus larges, dont l’Alliance nationale pour un Mozambique libre et autonome (ANAMOLA) de Mondlane, à participer.
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