La Commission parlementaire sud-africaine de l’enseignement supérieur et de la formation a exigé des mesures urgentes après qu’un rapport du Protecteur public a révélé qu’environ 40 000 étudiants avaient bénéficié de financements irréguliers pour un montant total de 5,1 milliards de rands (environ 309 millions de dollars).
Le président de la commission de l’enseignement supérieur d’Afrique du Sud, Tebogo Letsie, a qualifié de « stupéfiantes » les révélations du rapport du Protecteur public, estimant qu’elles mettent en lumière des défaillances persistantes de gouvernance au sein du Programme national d’aide financière aux étudiants (NSFAS).
« 5,1 milliards de rands ne représentent pas une somme négligeable et nous ne pouvons pas considérer cette affaire comme un simple dysfonctionnement administratif », a déclaré M. Letsie.
« Ces faiblesses ont des conséquences réelles pour les étudiants, en particulier ceux issus de ménages pauvres et vulnérables qui dépendent du NSFAS pour accéder à l’enseignement supérieur et y poursuivre leurs études. »
Le NSFAS est un mécanisme public destiné à soutenir les étudiants issus de foyers à faibles revenus ou financièrement vulnérables, afin que les contraintes financières ne les empêchent pas d’accéder à l’éducation ni d’y rester.
Le Bureau du Protecteur public a publié ce rapport à la suite d’une enquête menée par l’Unité spéciale d’investigation (SIU), qui a révélé qu’environ 40 000 étudiants répartis dans 76 établissements avaient bénéficié de financements accordés de manière irrégulière, soulevant des préoccupations quant à la responsabilité des acteurs concernés et aux faiblesses systémiques du dispositif.
Selon M. Letsie, les étudiants ne devraient pas subir les conséquences des différends de gouvernance et des querelles internes au sein des instances dirigeantes.
« Nous avons répété à plusieurs reprises que le NSFAS doit placer les étudiants au premier plan. Les étudiants ne peuvent pas être laissés pour compte pendant que ceux qui sont chargés de l’administration du dispositif se concentrent sur des conflits de gouvernance », a-t-il affirmé.
Le responsable parlementaire a exhorté le conseil d’administration du NSFAS, récemment rétabli dans ses fonctions, à agir rapidement.
« Il doit renforcer la gouvernance, améliorer les systèmes et garantir une reddition de comptes rigoureuse pour chaque rand confié au NSFAS. Nous ne pouvons pas continuer à enregistrer les mêmes défaillances année après année », a-t-il insisté.
Il a également indiqué que le conseil d’administration devait examiner les recommandations du Protecteur public dans un délai de 30 jours et obtenir l’approbation du Parlement avant de soumettre sa réponse.
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