Le Maroc continue d’attirer les capitaux étrangers. Selon l’Office des changes, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) a atteint 1,55 milliard d’euros au terme des sept premiers mois de 2025, enregistrant une hausse notable de 25,6 % par rapport à la même période en 2024.
Les recettes brutes issues des IDE se sont élevées à 2,77 milliards d’euros, en progression de 26,8 %. Dans le même temps, les dépenses, représentant les rapatriements de capitaux et bénéfices, se sont également accrues de 28,3 % pour atteindre 1,23 milliard d’euros. Ce solde positif témoigne du dynamisme des flux entrants, malgré un contexte international encore marqué par la volatilité financière et les tensions géopolitiques.
Du côté des investissements directs marocains à l’étranger (IDME), le flux net s’est limité à 315 millions d’euros. Les recettes, correspondant aux cessions d’actifs, ont reculé de 22,4 % à 729 millions d’euros, tandis que les dépenses se sont légèrement contractées de 3,8 %, atteignant 1,03 milliard d’euros. Cette tendance illustre une prudence accrue des entreprises marocaines dans leurs engagements extérieurs, privilégiant la consolidation des acquis dans un environnement international incertain.
Les analystes estiment que cette progression des IDE reflète l’attrait croissant du Maroc dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’automobile, l’aéronautique et les technologies de l’information. Les projets liés à la transition énergétique, notamment dans l’hydrogène vert et le solaire, continuent d’attirer des financements internationaux. De même, l’écosystème industriel, particulièrement l’automobile, consolide sa position comme locomotive de l’investissement étranger, soutenu par une main-d’œuvre qualifiée et une proximité avec les marchés européens.
À l’échelle du continent africain, le Maroc se distingue par la stabilité de ses flux entrants. Alors que plusieurs pays subsahariens connaissent des baisses liées à l’instabilité politique ou à la chute des prix des matières premières, le Royaume affiche une trajectoire ascendante, portée par ses accords de libre-échange et par une stratégie d’ouverture économique assumée. Cette évolution contribue à renforcer son rôle de hub d’investissement en Afrique du Nord et en direction de l’Afrique subsaharienne.
La progression des IDE au Maroc au cours des sept premiers mois de 2025 confirme ainsi la résilience de son économie et la confiance des investisseurs étrangers dans ses perspectives de croissance, malgré un environnement mondial incertain.
MK/Sf/APA







