Le gouvernement malien a adopté un projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité, afin d’adapter le cadre juridique national à l’évolution de l’environnement géopolitique, géostratégique et sécuritaire, selon le communiqué du Conseil des ministres du 25 juin.
Un projet de loi réorganisant la défense et la sécurité au Mali a été présenté par le ministre délégué auprès du ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, lors d’une réunion du Conseil des ministres présidée au palais de Koulouba par le général Assimi Goïta, président de la Transition.
Le projet de loi prévoit la relecture de la loi du 23 novembre 2004 relative à l’organisation de la Défense nationale. Ce texte avait été adopté pour garantir la sécurité et l’intégrité du territoire, ainsi que la protection des populations contre toutes les formes d’agression.
Selon le gouvernement, l’évolution du contexte sécuritaire rend indispensable une refonte de l’organisation nationale de la défense. Les autorités soulignent avoir engagé d’importantes réformes au sein des Forces armées et de sécurité afin de renforcer l’outil de défense et de sécurité du pays.
Le communiqué ne détaille pas les nouvelles dispositions du projet de loi. Il précise toutefois que cette relecture vise à corriger les insuffisances relevées dans l’application du dispositif en vigueur depuis 2004.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par des attaques complexes, coordonnées et simultanées, menées le 25 avril contre plusieurs localités, notamment Kati, Bamako, Mopti, Gao et Kidal, selon une communication officielle du gouvernement. Ces événements ont remis au premier plan les enjeux de coordination militaire, de protection des sites sensibles et d’adaptation du dispositif sécuritaire.
La réorganisation de l’outil de défense s’inscrit également dans un paysage sécuritaire profondément transformé. La force française Barkhane a achevé son retrait du Mali en août 2022, tandis que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a mis fin à ses opérations le 31 décembre 2023, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Depuis ces départs, Bamako met en avant la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et la réaffirmation de la souveraineté nationale dans la conduite des opérations de défense et de sécurité.
Le contenu du projet de loi permettra d’apprécier l’ampleur des changements envisagés en matière d’organisation, de commandement, de coordination et de missions des forces de défense et de sécurité.
Le gouvernement n’a pas précisé le calendrier d’examen du texte ni les modalités de sa mise en œuvre. Les autorités affirment vouloir doter le pays d’un cadre juridique mieux adapté aux menaces actuelles et à la refondation de l’organisation de la défense nationale.
MD/te/Sf/APA







