Le 30 mars concentre plusieurs dates marquantes de l’histoire africaine et afro-descendante, allant de la colonisation à la répression politique, en passant par la culture et le panafricanisme.
Le 30 mars 1912, le sultan Moulay Abdelhafid signe à Fès le Traité de Fès, plaçant le Maroc sous protectorat français. La signature met fin à l’indépendance politique du royaume et entraîne des révoltes locales rapidement réprimées. Le général Hubert Lyautey, nommé résident général, mettra en place un protectorat direct jusqu’en 1956. La résistance ne cessera jamais, notamment avec la guerre du Rif (1921-1927) menée par Abdelkrim el-Khattabi.
Neuf jours après le massacre de Sharpeville en Afrique du Sud, le gouvernement de l’apartheid proclame le premier état d’urgence le 30 mars 1960, affectant 83 districts et entraînant l’arrestation de 18 000 personnes, dont des dirigeants de l’ANC et du PAC. Les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits et les pass laws réactivées. Cette mesure met fin à la voie légale non-violente pour la lutte anti-apartheid.
Le 30 mars 1977, le chanteur égyptien Abdel Halim Hafez, icône de la musique arabe et voix de toute une génération, s’éteint à Londres à 47 ans. Sa carrière, marquée par plus de 260 chansons, a traversé les frontières du monde arabe et influencé les mouvements culturels et politiques panafricains et panarabes.
Dans le domaine moins médiatisé mais significatif de l’histoire africaine, le 30 mars 1926, le militant sénégalais Lamine Senghor fonde à Paris le Comité de défense de la race nègre, plateforme anticolonialiste et militante pour les droits des Africains et Afro-descendants en Europe. En 1966, à Dakar, des actions culturelles et des colloques du Premier Festival mondial des arts nègres, initié par Léopold Sédar Senghor, contribuent à valoriser les cultures africaines sur la scène internationale.
Sf/APA







