Un vice-ministre russe des Affaires étrangères a affirmé que des militaires ukrainiens avaient formé des forces locales en Libye à l’utilisation de drones et d’embarcations de surface sans équipage, des allégations qui n’ont pas été étayées par des preuves publiques et n’ont pas été confirmées de manière indépendante.
Dans des déclarations rapportées par l’agence de presse russe TASS, le vice-ministre russe, Georgy Borisenko, a affirmé que des militaires ukrainiens étaient présents dans plusieurs pays africains afin d’« ouvrir un second front » contre la Russie. Selon lui, des instructeurs spécialisés dans les drones opéreraient notamment en Libye ainsi qu’au Mali, où ils collaboreraient avec des groupes armés.
Le responsable russe a également allégué la présence de « mercenaires ukrainiens » au Soudan, affirmant qu’ils auraient combattu aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) lors d’opérations militaires à El Fasher. Aucune preuve n’a été rendue publique à l’appui de ces accusations.
M. Borisenko a établi un lien entre la présence présumée d’instructeurs ukrainiens en Libye et l’incident survenu le 3 mars contre le méthanier russe Arctic Metagas, qui avait été endommagé par des explosions et un incendie au large de Syrte, en Méditerranée. Les autorités russes avaient auparavant évoqué la possibilité d’une attaque menée à l’aide de drones ou d’embarcations sans équipage, sans identifier publiquement les auteurs ni fournir d’éléments probants.
Ces accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre Moscou et Kiev, ainsi que d’une rivalité d’influence en Afrique. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déjà accusé les pays occidentaux de soutenir les activités ukrainiennes sur le continent afin de fragiliser les relations de la Russie avec les États du Sahel.
À ce stade, ni les autorités libyennes ni les autorités ukrainiennes n’ont réagi officiellement aux déclarations de M. Borisenko, qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
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