Assinie, cité balnéaire au Sud-est d’Abidjan, accueille une formation nationale d’envergure du Programme TRANSFORM. Initiée par le gouvernement ivoirien et ses partenaires plénipotentiaires de l’ONU, cette session pose les jalons de l’extension de la couverture sociale aux populations rurales et aux travailleurs indépendants.
Les acteurs clés de la protection sociale en Côte d’Ivoire se sont donné rendez-vous dans la cité balnéaire d’Assinie, au Sud-est d’Abidjan. Du 20 au 24 juillet 2026, cette formation nationale TRANSFORM réunit une quarantaine d’experts autour du module « leadership et transformation pour la mise en place des socles de protection sociale en Afrique ».
Co-organisé par le ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, l’UNICEF, le PAM et la FAO, cet événement bénéficie de l’expertise technique du Bureau international du Travail (BIT), gestionnaire du Hub régional de TRANSFORM.
L’objectif est d’accompagner l’opérationnalisation du Programme d’investissement en protection sociale dans les secteurs agricole et informel (PIPS), afin de bâtir un système plus inclusif, résilient et accessible à ces travailleurs.
À l’ouverture des travaux, l’Inspecteur Kassoum Coulibaly, représentant le ministre ivoirien de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle, a dressé le bilan des réformes engagées depuis 2011.

Les résultats de cette dynamique, dira-t-il, sont aujourd’hui tangibles : le pays compte désormais plus de 25 millions de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle (CMU), 1,6 million au Régime social des travailleurs indépendants (RSTI) et plus de 145 000 adhérents à la Complémentaire.
Le taux de prise en charge des personnes âgées est quant à lui passé de 0,76 % en 2018 à 15 % en 2024, tandis que plus de 18 500 professionnels de l’action sociale ont été formés pour accompagner ces populations.
Malgré cette trajectoire positive, d’importants défis de vulnérabilité persistent, a relevé Joseph Nyemah, représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, qui a rappelé la nécessité absolue de couvrir les petits producteurs, les travailleurs agricoles et les acteurs du secteur informel, fortement exposés aux chocs économiques et climatiques.
Pour inverser la tendance, la FAO soutient l’opérationnalisation du Programme d’investissement en protection sociale dans les secteurs agricole et informel (PIPS). Adopté en Conseil des ministres le 1er octobre 2025 et lancé par le Premier ministre en décembre 2025.
Pour Joseph Nyemah, « les petits producteurs, les travailleurs agricoles, les ménages vivant de l’agriculture familiale, ainsi que les femmes et les jeunes en milieu rural doivent pouvoir accéder à des mécanismes de protection adaptés à leurs réalités et à leurs besoins. »

Cette session intervient à un moment stratégique où la Côte d’Ivoire consolide ses réformes sociales et poursuit l’ambition de bâtir des mécanismes de protection plus inclusifs, capables de répondre aux vulnérabilités économiques, climatiques et sociales des populations.
C’est dans cette perspective que la FAO accompagne le gouvernement dans la mise en œuvre du Programme d’investissement en protection sociale dans les secteurs agricole et informel (PIPS), adopté en 2025.
Cette formation TRANSFORM constitue la première activité de renforcement des capacités mise en œuvre dans le cadre du Projet de Coopération Technique financé par la FAO pour accompagner l’opérationnalisation du Programme d’Investissement en Protection Sociale dans les secteurs Agricole et Informel (PIPS).
Mandaté par l’Union africaine, TRANSFORM s’impose depuis 2014 comme la référence continentale en matière de gouvernance des socles de protection sociale. Déployé dans plus de vingt pays, ce programme novateur réunit un consortium international élargi.
En Côte d’Ivoire, il s’avère être l’outil stratégique idéal pour bâtir un système de protection résilient, accessible et véritablement inclusif. Le PIPS entre ainsi dans sa phase active grâce à cette session de renforcement des capacités.
AP/Sf/APA







