Le 11 mars concentre plusieurs événements majeurs de l’histoire africaine et afro-descendante, allant des tracés coloniaux européens aux luttes pour la liberté, en passant par des tournants militaires décisifs et des figures culturelles influentes.
Le 11 mars 1778, l’Espagne et le Portugal signent le traité d’El Pardo. Le Portugal cède à la Couronne espagnole les îles d’Annobón et de Bioko, ainsi que la côte comprise entre le fleuve Niger et l’Ogooué, couvrant l’essentiel du futur territoire de la Guinée équatoriale. Les populations locales ne furent pas consultées et la région n’acquit sa souveraineté qu’en 1968 à l’indépendance.
Le 11 mars 1792, la ville de Freetown est consacrée en Sierra Léone. Fondée par quelque 1 200 Loyalistes noirs afro-américains et des Marrons jamaïcains, elle devient une cité de liberté. Le révérend David George, ancien esclave, y célèbre le premier culte baptiste en Afrique, donnant naissance au peuple Krio.
Le 11 mars 1959, le Ghana adopte une loi autorisant la détention préventive, marquant un jalon controversé de la vie politique post-indépendance et des débats sur les libertés et l’ordre public.
Le 11 mars 1979, la bataille de Lukaya oppose forces tanzaniennes et rebelles ougandais aux troupes du général Idi Amin soutenues par des soldats libyens et palestiniens. La manœuvre tanzanienne écrase les forces ougandaises, entraînant la chute de Kampala un mois plus tard et l’exil du dictateur.
Le 11 mars 1898 naît Amédé Ardoin, musicien créole louisianais et pionnier du zydeco. Le 11 mars 1813, Henriette DeLille voit le jour en Louisiane et fonde la congrégation des Sisters of the Holy Family, figure majeure de la spiritualité afro-américaine.
Sf/APA







