Pour les dirigeants africains réunis à Dakar, l’Institut monétaire (IMA) à mettre en place d’ici septembre doit permettre de renforcer la convergence macroéconomique sur le continent et préparer l’avènement d’une future Banque centrale africaine, considérée comme l’un des piliers de l’intégration économique africaine.
Les gouverneurs des banques centrales africaines et la Commission de l’Union africaine ont réaffirmé, jeudi à Dakar, leur volonté d’accélérer l’opérationnalisation de l’Institut monétaire africain (IMA), présenté comme une étape décisive vers la future Banque centrale africaine et l’Union monétaire continentale.
Réunis au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), à l’occasion de la première session du Bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), les responsables africains ont insisté sur la nécessité de maintenir le calendrier fixé pour le lancement de l’IMA en septembre 2026.
Le président de l’ABCA et gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a qualifié l’IMA « d’étape décisive » dans la transition vers une union monétaire continentale.
« L’opérationnalisation de cette structure n’est plus un projet lointain. Elle est devenue un déterminant central de la marche vers l’intégration monétaire et financière », a-t-il déclaré, appelant les banques centrales africaines à s’impliquer pleinement pour garantir le démarrage effectif des activités de l’institution.
Le responsable de l’ABCA s’est également félicité de l’adoption, en février 2026 à Addis-Abeba, des statuts de l’Institut monétaire africain par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.
Même tonalité du côté de Francisca Tatchouop Belobe, Commissaire de l’Union africaine en charge du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des mines, qui a estimé que l’IMA constitue « un levier stratégique pour harmoniser les politiques monétaires et absorber les chocs mondiaux. »
Selon elle, « l’heure est désormais à la mise en œuvre concrète » après l’adoption historique des statuts de l’institution par l’Union africaine.
La responsable de la Commission de l’UA a indiqué que les évaluations menées au Nigéria ont confirmé la disponibilité « d’installations de classe mondiale » pour accueillir l’institution. Elle a salué le rôle joué par Abuja dans l’accélération du processus d’opérationnalisation.
Le processus de mise en place du Conseil de l’IMA est actuellement en cours, tandis qu’un calendrier détaillé a été diffusé afin de coordonner les différentes étapes devant conduire à son lancement officiel.
ARD/ac/Sf/APA





