Le président du PAIGC, Domingos Simões Pereira, a quitté Bissau jeudi pour Lisbonne afin d’y suivre un traitement médical spécialisé, après la suspension pour trois mois de sa détention préventive par la justice militaire pour des motifs humanitaires, selon Radio Voz do Povo.
Le président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simões Pereira, s’est envolé jeudi pour Lisbonne, au Portugal, où il doit bénéficier d’un traitement médical spécialisé, après avoir obtenu une suspension temporaire de sa détention préventive, a rapporté Radio Voz do Povo.
Selon la radio bissau-guinéenne, le déplacement de l’ancien Premier ministre s’effectue sous la supervision d’un médecin désigné par le Tribunal militaire.
Cette autorisation fait suite à une décision rendue le 22 juillet par la Cour régionale militaire – Cour d’instruction pénale –, qui a suspendu pour une durée de trois mois la mesure de détention préventive visant le chef de l’opposition.
D’après l’ordonnance judiciaire, citée par Radio Voz do Povo, cette décision repose sur des considérations humanitaires et légales, après qu’un certificat établi par l’Hôpital militaire principal de Bissau a conclu que les soins requis ne pouvaient être dispensés en Guinée-Bissau et qu’un traitement au Portugal était médicalement nécessaire.
Pendant la durée de cette suspension, Domingos Simões Pereira ne sera pas autorisé à exercer des activités partisanes et devra se conformer à l’ensemble des obligations fixées par la justice militaire.
L’ordonnance prévoit également qu’un réexamen de sa situation judiciaire interviendra au terme d’un mois, afin d’évaluer l’évolution de la procédure.
Figure majeure de l’opposition bissau-guinéenne, Domingos Simões Pereira fait l’objet de poursuites engagées par la justice militaire, une procédure qui suscite l’attention de plusieurs acteurs politiques et observateurs de la vie publique du pays. Selon Radio Voz do Povo, son transfert au Portugal intervient exclusivement pour des raisons médicales et ne remet pas en cause la procédure judiciaire en cours.
AC/Sf/APA







