Le parquet du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I a requis des peines allant jusqu’à 12 mois de prison ferme contre cinq femmes poursuivies dans une affaire d’excision de trois fillettes, selon la Direction de la communication et des relations publiques du ministère de la Justice (DCRP-MJ).
Le parquet burkinabè a requis des peines de prison ferme contre cinq prévenues accusées d’avoir participé à l’excision de trois fillettes âgées de 7 à 10 ans. Le verdict est attendu le 29 août.
L’affaire a été examinée vendredi par la chambre correctionnelle du TGI Ouaga I. Six femmes étaient poursuivies. Fatou, nom d’emprunt, est accusée d’avoir pratiqué les excisions. Les cinq autres sont poursuivies pour complicité.
Selon les débats rapportés par la DCRP-MJ, les faits se sont déroulés le 14 juillet à Bissighin, un quartier de Ouagadougou. Les trois fillettes auraient été excisées au cours de la même opération.
Rachelle, nom d’emprunt, aurait pris l’initiative de l’opération. Fatou aurait pratiqué les excisions. Oumou, Fanta et Clémence auraient facilité leur réalisation.
Une seule lame aurait été utilisée pour les trois fillettes. L’exciseuse aurait reçu 30.000 francs CFA pour son intervention.
À la barre, les prévenues ont reconnu les faits. Elles ont toutefois affirmé ignorer leur caractère illégal et demandé la clémence du tribunal.
Le parquet a requis 36 mois de prison, dont 12 mois ferme, et 500.000 francs CFA d’amende ferme contre Fatou.
Il a demandé 36 mois de prison, dont huit mois ferme, ainsi qu’une amende de 500.000 francs CFA contre Rachelle, Oumou, Fanta et Clémence.
La relaxe de Minata, mère de l’une des victimes, a été requise pour infraction non constituée.
Les parents des victimes ne se sont pas constitués partie civile. Ils ont toutefois déploré les faits.
La défense a plaidé la clémence et le bénéfice du sursis. Le tribunal rendra son verdict le 29 août.







