Les juridictions burkinabè ont jugé plus de 8 000 dossiers en 55 jours en 2025, soit davantage que leur moyenne annuelle d’environ 7 000 affaires, a annoncé dimanche le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.
« Plus de 8 000 dossiers ont été jugés en 55 jours », a déclaré le ministre burkinabè de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, lors d’un échange avec les citoyens au Pavillon Soleil Levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).
Selon lui, cette opération de résorption des stocks de dossiers a contribué à réduire le nombre d’affaires en instance.
Le ministre a également présenté plusieurs réformes engagées dans le secteur judiciaire, notamment en matière de procédure pénale, de création de chambres criminelles dans les tribunaux de grande instance et d’extension des tribunaux du travail.
Le recours à la visioconférence et aux langues nationales dans certaines procédures figure également parmi les mesures engagées.
M. Bayala a par ailleurs mis en avant la digitalisation des services judiciaires. Le casier judiciaire et le certificat de nationalité peuvent notamment être demandés en ligne, tandis que certaines plaintes peuvent être introduites et suivies à distance.
Des participants ont toutefois dénoncé les délais de délivrance de certains documents. Le ministre a assuré que des mesures étaient prises pour accélérer le traitement des demandes.
La visioconférence permet notamment d’entendre des détenus sans déplacement, a-t-il expliqué. Elle peut également être utilisée dans certaines affaires civiles, notamment pour la rectification d’actes de naissance, la garde des enfants et les pensions alimentaires.
Concernant les mécanismes endogènes de règlement des différends, le ministre a souligné qu’ils doivent respecter la loi et les droits humains. Les affaires graves doivent, selon lui, être orientées vers les juridictions compétentes.
Sur le plan pénitentiaire, M. Bayala a fait état d’une production céréalière de plus de 600 tonnes entre 2020 et 2024, puis d’environ 350 tonnes en 2025 dans les établissements pénitentiaires.
Le ministre a également évoqué la réhabilitation de palais de justice, la construction de nouvelles infrastructures ainsi que l’éventuelle relocalisation de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.
HO/te/Sf/APA





