Dans un communiqué publié ce week-end, le Service éthiopien de sécurité financière (FSS) a indiqué que 138 suspects dont les comptes ont été bloqués auraient joué un rôle central dans le réseau de change noir du pays, source depuis longtemps d’instabilité économique et d’aggravation de l’inflation.
Le FSS a indiqué que les individus en question effectuaient des transactions de devises à grande échelle en contournant le système bancaire officiel éthiopien, compromettant ainsi les efforts du pays pour stabiliser le marché des changes et appliquer la politique monétaire.
Selon le FSS, les transactions de devises doivent être effectuées exclusivement par l’intermédiaire d’institutions financières agréées, conformément à la réglementation financière nationale. Le recours aux marchés informels ou parallèles non seulement viole ces lois, mais expose également l’économie à de graves risques, notamment les
pressions inflationnistes, la fuite des capitaux et l’affaiblissement du birr éthiopien. L’agence a souligné que les personnes se livrant à des opérations de change illégales s’exposent à de lourdes sanctions juridiques, notamment la confiscation de leurs avoirs et une longue peine d’emprisonnement.
Récemment, la Banque nationale d’Ethiopie a mis en garde les particuliers et les entreprises contre les transactions de devises non autorisées et contre l’utilisation des canaux bancaires officiels pour tous leurs services de change.
Malgré ces avertissements, le FSS a révélé surveiller de près un certain nombre d’individus et d’entités soupçonnés d’être impliqués dans des opérations de change illégales.
Après avoir rassemblé suffisamment de preuves, le FSS a gelé les comptes bancaires des 138 principaux suspects, les privant ainsi de tout accès aux ressources financières et mettant fin à leurs opérations.
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