Le Parlement égyptien a validé mardi 10 février un vaste remaniement gouvernemental, marquant le début du troisième mandat de Mostafa Madbouly.
18 changements majeurs redessinent l’exécutif égyptien, sur fond de priorités économiques, de restructuration ministérielle et de directives présidentielles axées sur la stabilité et la croissance.
Ce remaniement ministériel opère un renouvellement de l’exécutif avec 18 changements majeurs, dont la nomination d’un vice premier ministre pour les Affaires économiques, quatre changements de portefeuilles et la nomination de 13 nouveaux visages à la tête des ministères.
Ancien président de l’Université d’Aïn Shams, Hussein Mohamed Ahmed Issa a été nommé vice-ministre pour les Affaires économiques. En 2015, il avait été nommé au Parlement par décret présidentiel avant de prendre la présidence de la Commission du Plan et du Budget. Il a été également conseiller pour les Affaires financières et économiques auprès de la Fédération des industries égyptiennes et membre du Conseil de coordination des politiques monétaires et budgétaires. Il a assuré la présidence non exécutive de la Société financière égyptienne pour les soukouks souverains.
En parallèle, quatre figures majeures conservent leur place au sein du gouvernement, tout en voyant leurs attributions évoluer ou se confirmer. Ainsi, Kamel el-Wazir se concentre désormais exclusivement sur le portefeuille des Transports. De son côté, Khaled Abdel Ghaffar est reconduit dans ses fonctions de ministre de la Santé et de la Population, mais ne détient plus le poste de vice-premier ministre.
Manal Awad voit son champ d’action s’élargir considérablement. Déjà à la tête du Développement local, elle hérite désormais également du ministère de l’Environnement, unifiant ainsi la gestion des territoires et des enjeux écologiques sous une seule autorité.
Badr Abdelatty voit ses attributions élargies par la fusion du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés avec celui de la Coopération internationale.
Parmi les grands sortant du cabinet figure Ashraf Sobhy, l’ancien ministre des Sports et de la Jeunesse, le plus ancien ministre dans le cabinet de Madbouly et Rania Al-Mashat, deuxième au classement et ancienne ministre de la Coopération internationale et Planification.
Le président Abdel Fattah Al-Sissi a émis ses directives stratégiques à l’attention du nouveau gouvernement à la suite de ce remaniement ministériel.
L’action de la nouvelle équipe devra s’articuler autour de quatre axes prioritaires : la sécurité nationale et la politique étrangère, le développement économique, la production (incluant l’énergie et la sécurité alimentaire), ainsi que le progrès social et le développement humain.
« Le pôle économique doit donner la priorité absolue à l’amélioration continue de la situation économique », souligne le communiqué du président.
Selon le communiqué, une coordination étroite doit être assurée pour harmoniser les missions et anticiper l’après-programme du FMI, qui arrive à échéance à la fin de cette année, sous la supervision du vice-premier ministre chargé des Affaires économiques.
« Un accent particulier doit être mis sur la réduction de la dette publique via des approches innovantes dont l’impact positif doit être garanti à court et à long terme », ajoute le communiqué.
Le président Al Sissi a également exhorté le nouveau gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de la politique de propriété de l’Etat par des étapes concrètes, tout en renforçant la participation du secteur privé dans l’économie nationale.
AK/Sf/APA







