Le ministère des Transports et des Affaires maritimes s’attaque de front aux visites techniques de complaisance. Dès le 1ᵉʳ octobre 2026, un tout nouveau dispositif de contrôle strict sera déployé sur l’ensemble du territoire national afin de garantir la conformité des procédures et d’assainir le parc automobile ivoirien.
L’annonce officielle a été faite, ce mercredi 9 septembre 2026 par Oumar Sacko, le directeur général des Transports terrestres et de la circulation (DGTTC) de Côte d’Ivoire, au cours d’une réunion stratégique.
Cette séance de travail a réuni l’ensemble des opérateurs agréés du secteur, à savoir la SICTA, MAYELIA, SILOTEC, CCTA et RECTA-CI, en présence de représentants de l’Autorité de régulation du transport intérieur (ARTI).
Un agent sur chaque site et un sticker hautement sécurisé
La grande innovation de cette réforme repose sur la présence humaine systématique de l’autorité de régulation. Un agent de l’État sera désormais affecté sur chaque centre de contrôle technique du pays, qu’il soit fixe ou mobile.
Ce contrôleur aura la lourde tâche de constater de visu la présence physique du véhicule sur la ligne de contrôle. C’est également lui, et lui seul, qui apposera le nouveau sticker sécurisé sur le pare-brise.
« L’objectif du ministre des Transports est de garantir qu’aucun véhicule ne reparte avec un certificat sans avoir réellement subi la visite », a martelé M. Sacko. Ce nouveau macaron de sécurité est conçu pour remplacer progressivement les anciens formats en PVC, jugés trop falsifiables.
Le numérique au service de la traçabilité en temps réel
Pour verrouiller complètement le système, cette présence physique sera adossée à une plateforme numérique de traçabilité de pointe. Cet outil informatique permettra de suivre chaque procédure en temps réel.
De l’immatriculation du véhicule au résultat final du contrôle, en passant par sa date de validité et le numéro de série unique du sticker apposé, chaque donnée sera numérisée et inviolable.
Bien conscients de l’impact de ce changement pour les usagers et les professionnels, les autorités prévoient le lancement imminent d’une phase pilote. Elle sera accompagnée d’une session de formation pour les agents et d’une vaste campagne nationale de sensibilisation avant l’application définitive de la mesure le mois prochain.
AP/APA





