Un vent d’union souffle sur l’opposition ivoirienne. Ce mercredi 9 septembre 2026, les délégations de la CAP-CI, de l’ADCI et du groupement politique dirigé par Simone Ehivet Gbagbo (présidente du MGC) ont rencontré les dirigeants du PDCI-RDA à Cocody, dans l’Est d’Abidjan.
Cette audience stratégique, qui fait suite à une séance de travail similaire tenue il y a quelques jours au siège du PPA-CI de Laurent Gbagbo, vise à sceller une unité d’action historique autour de la refonte du système électoral, après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).
Proposition unique avant le débat parlementaire
Pour les forces de l’opposition, le temps presse. L’objectif immédiat est d’obtenir du gouvernement l’ouverture d’un dialogue inclusif avant que le projet de loi ne soit transmis aux députés lors de la prochaine rentrée parlementaire.
« Le véritable débat doit se tenir avant la rentrée parlementaire », a martelé l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), présent lors des échanges.
Il souligne que la stratégie repose sur deux conditions majeures : contraindre le pouvoir à accepter le principe d’une négociation et, en parallèle, harmoniser les positions de l’opposition.
« Chaque parti peut avoir une proposition différente. Mais il faut d’abord que nous puissions aller à ce dialogue avec une proposition consensuelle », a-t-il précisé, insistant sur le fait que le futur organe de supervision ne doit pas être le fruit d’une décision unilatérale du gouvernement.
La stabilité et la paix sociale en ligne de mire
Interrogé sur le risque d’un refus du pouvoir, Affi N’Guessan a mis en avant l’obligation de cohérence du gouvernement, rappelant que les autorités ont elles-mêmes dissous la CEI en réponse aux critiques de la classe politique et se sont inspirées de plusieurs modèles africains.
Pour l’opposition, ne pas écouter les acteurs nationaux serait un non-sens politique.Les leaders politiques rappellent que l’instauration d’un cadre d’échange transparent est indispensable pour rompre définitivement avec les vieux démons de la politique ivoirienne.
L’enjeu de cette concertation va bien au-delà de la technique électorale : il s’agit d’éviter à la Côte d’Ivoire de revivre les crises meurtrières du passé, notamment celles de 2001 et de 2025, et de garantir que les prochains scrutins se déroulent enfin dans un climat de confiance mutuelle, de stabilité et de paix durable.
AP/APA





