L’Égypte et les États-Unis ont entamé, lundi 3 novembre au Caire, un nouveau cycle de consultations axé sur la sécurité, la stabilité et le développement en Afrique.
Le dialogue stratégique entre l’Égypte et les États-Unis consacré aux questions africaines a débuté lundi, sous la coprésidence du ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Affaires des expatriés, Badr Abdelatty, et du conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos.
Selon le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Tamim Khallaf, les discussions ont porté sur plusieurs dossiers prioritaires, notamment les crises au Soudan, en Libye, dans la région des Grands Lacs, au Sahel et dans la Corne de l’Afrique, ainsi que sur la question de la sécurité hydrique égyptienne, en lien avec le barrage éthiopien de la Renaissance (GERD).
Les deux délégations ont salué la solidité du partenariat égypto-américain, considéré comme un « pilier essentiel de la sécurité et de la stabilité régionales » au Moyen-Orient et en Afrique. Elles ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire, tout en poursuivant la coordination sur les dossiers régionaux d’intérêt commun.
Le ministre Badr Abdelatty a exprimé la volonté du Caire de travailler avec l’administration américaine pour « mettre fin aux conflits sur le continent africain » et « explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines du développement, de l’investissement et de la stabilité économique ».
Il a rappelé le rôle de l’Égypte comme acteur clé dans la promotion de la paix et du développement en Afrique, en soulignant la nécessité d’un appui international accru aux initiatives africaines de prévention des crises.
Ce dialogue, qualifié de mécanisme institutionnel permanent, vise à consolider les échanges entre les deux capitales et à développer une vision commune sur les grands enjeux africains. Les parties ont convenu de poursuivre ces consultations régulièrement afin de coordonner leurs positions sur les crises régionales et d’élargir leur coopération bilatérale à de nouveaux domaines économiques et stratégiques.
MK/ac/Sf/APA





