Une fusillade survenue mardi devant un tribunal de Johannesburg a fait deux morts et trois blessés, relançant le débat sur les graves insuffisances des dispositifs de sécurité dans les tribunaux sud-africains et la protection des justiciables.
L’attaque s’est produite à quelques mètres de l’entrée du tribunal de première instance de Booysens, où des hommes armés ont ouvert le feu. Selon les autorités, il s’agirait d’un acte ciblé, bien que les circonstances exactes restent à déterminer.
Cet incident a ravivé les inquiétudes persistantes concernant la vulnérabilité des tribunaux sud-africains, dont plusieurs sont régulièrement critiqués pour la faiblesse de leurs infrastructures de sécurité.
Réagissant à la fusillade, Xola Nqola, président de la commission parlementaire de la Justice et du Développement constitutionnel, a fermement condamné l’attaque, rappelant que personne ne devrait craindre pour sa sécurité en se rendant dans un tribunal.
« La sécurité dans et autour de nos tribunaux est non négociable. Aucun citoyen ni aucun fonctionnaire ne devrait avoir peur d’accéder à la justice dans notre pays », a-t-il déclaré.
Il a exhorté les forces de l’ordre à renforcer la coordination afin d’assurer la protection des usagers et du personnel judiciaire, qualifiant la fusillade d’« acte de violence insensé ». La commission parlementaire avait déjà signalé des failles majeures dans plusieurs palais de justice, notamment des scanners défectueux et une application inégale des mesures de contrôle d’accès.
Pour Xola Nqola, ce nouvel incident souligne l’urgence de combler ces lacunes. Il a appelé le ministère de la Justice et du Développement constitutionnel ainsi que le ministère des Travaux publics et des Infrastructures à garantir l’application rigoureuse des protocoles de sécurité existants.
Une enquête policière est en cours afin de faire la lumière sur la fusillade de Booysens.
JN/fss/ac/APA







