À l’occasion d’une visite guidée du Centre de formation et de qualification dans les métiers de l’artisanat de Fès, immersion au cœur d’un modèle de formation à fort impact social, entre transmission du geste et ouverture internationale.
La visite au Centre des métiers de l’artisanat à Fès débute dans les allées baignées de lumière, où les ateliers de production côtoient les salles de cours. Bois, cuir, textile, zellige : chaque espace raconte un savoir-faire ancestral remis au goût du jour. « Notre mission est de former par la pratique, sans rompre avec la tradition », explique le directeur du Centre, Aboujaafar Ahmed, en guidant les visiteurs.
Le Centre a formé 650 apprenants, répartis sur 25 métiers avec une place importante accordée à la formation continue ouverte « à tous, jeunes, artisans et maîtres artisans ».
Une attention particulière est portée à l’international, avec des places réservées aux apprenants étrangers, « favorisant l’échange des cultures et des techniques », précise le directeur.
Les visiteurs découvrent ensuite les ateliers-écoles, où l’apprentissage se fait par la production, et les espaces d’insertion dédiés à l’entrepreneuriat, au microcrédit et à l’emploi.
Le cuivre et les bijoux, l’âme de Fès
Dans l’atelier du cuivre, le martelage rythme la transmission. Plus loin, les bijoux mêlent finesse du filigrane et design contemporain, valorisant la créativité locale.
Ville impériale située à environ 200 km de la capitale Rabat, Fès séduit par son patrimoine et un climat hivernal doux, autour de 15 °C. Le Centre accueille des apprenants de plusieurs nationalités, renforçant son rayonnement.
Cette visite s’inscrit aussi dans le contexte de la CAN 2025 avec un parcours culturel reliant plusieurs villes.
Selon les organisateurs, ces visites se déroulent du 20 décembre 2025 au 2 janvier, pour favoriser les échanges culturels pendant que le Maroc accueille l’événement.
Au-delà de Casablanca et de Fès, le programme culturel s’étend à Tanger, Marrakech,, Agadir et Rabat, villes hôtes de la compétition.
Une manière d’associer sport et culture, et de rappeler que le Maroc se découvre aussi à travers ses lieux de culte, ses quartiers et le dialogue entre les religions.
SS/ac/Sf/APA





