Les Forces combattantes du Burkina Faso ont éliminé Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, émir des terroristes du Nakambé affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), mis à prix 175 millions de FCFA.
Par une embuscade tendue dans la province du Koulpélogo le 16 janvier 2026, les Forces combattantes du Burkina Faso ont porté un coup sévère aux groupes armés terroristes en neutralisant, le 16 janvier 2026, l’émir des terroristes du Nakambé, Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, lors d’une opération menée entre Koogo et Menè, dans la province du Koulpélogo, a rapporté l’Agence d’informations du Burkina ce samedi 04 avril 2026.
Ce jour-là, en plein milieu de journée, des soldats ont tendu une embuscade à une colonne de combattants affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). L’accrochage, d’une rare violence selon des sources sécuritaires, a tourné à l’avantage des Forces combattantes, qui ont tenu leur position avec professionnalisme. Au total, 57 terroristes ont été tués, dont plusieurs cadres, parmi lesquels Karim Torodo lui-même.
Âgé de 35 ans et originaire de Kankanmogré, dans la province du Boulgou, Karim Torodo avait rejoint les rangs des groupes armés en 2019. Il s’était d’abord formé dans la zone de Pama avant de parfaire son entraînement dans plusieurs pays de la sous-région. En raison de son parcours meurtrier, la hiérarchie du GSIM l’avait promu émir du Nakambé, une distinction sinistre qui témoignait de son degré d’implication dans les violences.
Son champ d’action était particulièrement étendu. Il couvrait les régions du Nakambé, du Gulmu, de la Sirba, de la Tapoa et du Soum, avec des incursions signalées dans des pays voisins. Sur le territoire burkinabè, il s’était tristement illustré dans les communes de Tenkodogo, Bittou et Bane, dans la province du Boulgou, ainsi qu’à Lalgaye, Yargatenga, Ouargaye, Sangha et Dourtenga, dans la province du Koulpélogo.
Le bilan de ses activités criminelles est lourd : attaques contre les Forces combattantes et les populations civiles, déguerpissements forcés de communautés entières, sabotages d’infrastructures électriques et téléphoniques, et destructions de cultures. C’est en raison de ce palmarès sanglant que les autorités burkinabè avaient mis sa tête à prix à hauteur de 175 millions de FCFA dès juin 2023.
Sa neutralisation intervient dans un contexte de montée en puissance des Forces combattantes sur le front Est. Elle fait suite à la capture, le 15 août 2025, d’un autre cadre du GSIM, Ousmane Dicko, alias « Abdoulaye de Kotandi ».
Pour les responsables militaires, ces succès successifs illustrent la désorganisation progressive des réseaux terroristes dans la zone et confirment l’avancée de la reconquête du territoire national.
L’élimination de Karim Torodo est saluée comme un trophée de guerre majeur, portant un coup dur aux assaillants et apportant un immense soulagement aux populations longtemps éprouvées par ses exactions.
HO/Sf/APA







