À l’occasion du premier anniversaire de la Révolution progressiste populaire (RPP), le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a lié l’avenir du Burkina Faso à sa démographie et à sa souveraineté alimentaire, appelant ses compatriotes à produire, transformer et consommer burkinabè.
Face à la presse nationale et internationale réunie le 2 avril 2026 pour le premier anniversaire de la RPP, le Capitaine Ibrahim Traoré a développé une vision dans laquelle la croissance démographique et la valorisation des ressources locales constituent les piliers de la puissance nationale.
« Faites des enfants, on en a besoin », a lancé le chef de l’État burkinabè, estimant que « dans 10 ans, le Burkina atteindra 50 millions d’habitants ». Pour lui, cette perspective s’appuie sur le potentiel du pays : « nos terres sont riches, on va travailler », a-t-il affirmé, ajoutant que « c’est surtout ça qui a motivé notre action ».
Sur le front de la souveraineté alimentaire, le président Traoré a exhorté les Burkinabè à « produire, transformer et consommer », saluant au passage le travail des paysans qu’il a qualifiés de « braves ».
Il a indiqué que le gouvernement modernise actuellement un laboratoire pour conduire analyses et tests, dans l’optique de mieux valoriser la production nationale. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple d’un maître chocolatier ouagalais, Maître Bayala, dont il dit être devenu client régulier : « c’est là-bas seulement que je peux dire que je vais prendre du chocolat ».
Le chef de l’État a également exprimé ses inquiétudes face à la montée de l’infertilité et de l’impuissance, qu’il attribue notamment à une surconsommation d’antibiotiques. Affirmant que « nos ancêtres n’étaient pas comme ça », il a dit avoir instruit des médecins chercheurs de se concentrer sur les plantes locales pour en extraire les molécules utiles.
Appelant à une prise de conscience collective, il a averti qu’« il faut produire au Burkina, consommer au Burkina » et que, à l’échelle continentale, « si on ne le comprend pas, on risque de périr ». Il a conclu sur une note assumée : « ce que je dis va faire couler beaucoup d’encre », reconnaissant que « la réalité est là : personne ne veut voir nos populations évoluer ».
Ho/Sf/APA







