Le 7 mai renvoie à plusieurs repères significatifs de l’histoire africaine, mêlant réformes coloniales, bouleversements politiques et événements marquants sur le continent.
Le fait majeur reste l’adoption, le 7 mai 1946, de la loi dite Lamine Guèye, qui accorde la citoyenneté française à tous les ressortissants des territoires d’Outre-mer, y compris en Afrique. Portée par le député sénégalais Amadou Lamine Guèye et promulguée par le gouvernement provisoire dirigé par Félix Gouin, cette réforme met fin au régime juridique de l’indigénat. Si elle marque une avancée symbolique importante, son application demeure limitée, notamment avec le maintien de systèmes électoraux inégalitaires dans plusieurs colonies.
Plus d’un demi-siècle plus tard, le 7 mai 1999, la Guinée-Bissau connaît un tournant majeur avec la chute du président João Bernardo “Nino” Vieira, renversé à l’issue d’une guerre civile déclenchée en 1998. Son départ ouvre une transition politique sous contrôle militaire, prélude à une instabilité chronique qui marquera durablement ce petit État d’Afrique de l’Ouest.
Dans un autre registre, le 7 mai 2002 est marqué par le crash du vol EgyptAir 843 à Tunis. L’appareil, en provenance du Caire, s’écrase à l’approche de l’aéroport de Tunis-Carthage, faisant 14 morts et plusieurs dizaines de blessés. L’enquête mettra en cause des conditions météorologiques défavorables combinées à des erreurs de pilotage.
Au-delà de ces faits, le 7 mai s’inscrit aussi dans des dynamiques historiques plus larges. La défaite française de Dien Bien Phu en 1954, en Indochine, résonne fortement dans les colonies africaines en alimentant les mouvements nationalistes. Dans les années 1990, l’Afrique du Sud poursuit, à la même période, la mise en place de ses institutions post-apartheid après les premières élections démocratiques de 1994.
Sf/APA







