Le 8 mai demeure une date fortement marquée dans l’histoire africaine, articulant mémoire des violences coloniales, contribution des soldats africains aux conflits mondiaux et avancées institutionnelles dans l’Afrique contemporaine.
En Algérie, le 8 mai 1945 est associé aux massacres de Sétif, Guelma et Kherrata. Alors que la fin de la Seconde Guerre mondiale est célébrée en Europe, des manifestations nationalistes éclatent dans le Constantinois. Leur répression par les forces coloniales françaises, appuyées par l’armée, l’aviation et des milices de colons, entraîne des milliers de morts selon les historiens. Ces événements constituent un tournant majeur dans la radicalisation du mouvement national algérien et sont considérés comme un prélude à la guerre d’indépendance déclenchée en 1954.
Le 8 mai rappelle également la participation des tirailleurs africains et des troupes coloniales à la victoire alliée de 1945. Mobilisés depuis l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb et l’Afrique équatoriale, ces soldats ont joué un rôle déterminant sur plusieurs fronts européens, dans un contexte où les colonies restent privées d’égalité politique réelle.
Dans une perspective plus large, cette date s’inscrit dans la dynamique des luttes anticoloniales africaines amorcées au milieu du XXe siècle, marquées notamment par la montée des revendications nationalistes et panafricaines dans l’après-guerre.
Sur le plan institutionnel, le 8 mai 1996 marque une étape importante en Afrique du Sud avec l’adoption par l’Assemblée constituante du texte final de la Constitution post-apartheid. Ce document, révisé puis promulgué en décembre 1996, entre en vigueur en 1997 et établit les fondements d’un État démocratique basé sur l’égalité, les droits fondamentaux et l’État de droit.
Sf/APA







