Le 29 avril est une date marquée par plusieurs basculements politiques en Afrique, entre le coup d’État de Valentine Strasser en Sierra Léone en 1992, la clôture des premières élections multiraciales en Afrique du Sud en 1994 et la promulgation au Kenya, en 2014, d’une loi relançant le débat sur la polygamie. Elle rappelle aussi des épisodes moins connus comme la nomination d’Ousmane Issoufi Maïga à la primature malienne en 2004.
Le 29 avril 1992, le capitaine Valentine Strasser, alors âgé de 25 ans, prend le contrôle de la radio nationale de Freetown à la tête d’un groupe de jeunes officiers dénonçant les mauvaises conditions de combat contre la rébellion du Revolutionary United Front (RUF) ainsi que la corruption du régime. Le président Joseph Saidu Momoh fuit en Guinée, tandis que le National Provisional Ruling Council (NPRC) est instauré.
Ce putsch met fin à plusieurs années de domination de l’All People’s Congress (APC) et au système de parti unique consolidé depuis 1978, sans toutefois mettre un terme à la guerre civile commencée en 1991. Strasser devient alors le plus jeune chef d’État du monde, avant d’être lui-même renversé en 1996 par son adjoint Julius Maada Bio.
Le 29 avril 1994 marque la clôture des premières élections démocratiques multiraciales en Afrique du Sud, organisées du 26 au 29 avril. Des millions de citoyens noirs, métis et indiens votent alors pour la première fois après des décennies d’exclusion politique sous l’apartheid. L’African National Congress (ANC) de Nelson Mandela remporte 62,65 % des suffrages, ouvrant la voie à son investiture comme président le 10 mai suivant.
Le 29 avril 2014, le président Uhuru Kenyatta promulgue le Marriage Act, une loi qui reconnaît et encadre les mariages polygamiques coutumiers et religieux. Le texte suscite de vives critiques d’associations féminines et d’organisations de défense des droits humains, qui y voient un recul pour les droits des femmes, tandis que le gouvernement défend une adaptation du droit aux réalités sociales de certaines communautés.
Autre fait moins connu, le 29 avril 2004, Ousmane Issoufi Maïga est nommé Premier ministre du Mali par le président Amadou Toumani Touré. Son arrivée à la tête du gouvernement intervient dans un contexte de réformes économiques et de préoccupations sécuritaires croissantes dans l’espace sahélien.
Sf/APA







