Le 19 mai occupe une place particulière dans l’histoire africaine, marqué par des épisodes liés aux guerres de conquête coloniale en Afrique de l’Ouest, à la Seconde Guerre mondiale en Afrique de l’Est et aux mobilisations étudiantes dans le contexte des luttes de libération nationale.
Le 19 mai 1941, les forces italiennes du duc d’Aoste se rendent à Amba Alagi, dans le nord de l’Éthiopie, face aux troupes alliées britanniques, sud-africaines, indiennes et éthiopiennes. Cette capitulation intervient après un siège prolongé dans le cadre de la campagne d’Afrique de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale. Elle marque l’effondrement du principal bastion italien en Éthiopie, occupée depuis 1936 par les forces fascistes de Benito Mussolini.
Cet épisode s’inscrit dans la dynamique de reconquête du territoire éthiopien, quelques jours après le retour de l’empereur Haile Selassie à Addis-Abeba. La campagne mobilise également d’importants contingents africains engagés aux côtés des forces alliées, notamment britanniques et françaises libres.
Le 19 mai 1956, en Algérie, l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) déclenche une grève générale des étudiants en soutien au Front de libération nationale (FLN). Cette mobilisation marque un tournant dans l’engagement des élites estudiantines dans la guerre d’indépendance et conduit une partie d’entre elles à rejoindre la lutte armée. La date est aujourd’hui commémorée en Algérie comme Journée nationale de l’étudiant.
Le 19 mai 1893, les troupes françaises du colonel Archinard s’emparent de Nioro, capitale de l’empire toucouleur dirigé par l’Almamy Ahmadou Tall. Cette prise militaire s’inscrit dans la progression de la conquête coloniale française en Afrique de l’Ouest et accélère l’effondrement de l’un des principaux États de résistance de la région.
Sf/APA







