Le Maroc confirme son engagement en faveur du Marché unique du transport aérien africain, avec une progression du trafic et des accords bilatéraux sur le continent.
Lors d’une réunion de haut niveau à Marrakech, le ministre marocain du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a réaffirmé l’implication du pays dans le déploiement du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), un programme piloté par l’Union africaine visant à faciliter la circulation aérienne entre États du continent.
Les autorités marocaines s’appuient sur une politique de libéralisation engagée depuis la signature d’un accord «Open Sky» avec l’Union européenne en 2006. Ce cadre a permis d’augmenter le trafic aérien, qui a atteint plus de 36 millions de passagers en 2025 selon les données officielles, renforçant la place du pays dans les flux régionaux.
Les initiatives engagées incluent l’adaptation du cadre réglementaire national et la conclusion de 19 accords bilatéraux avec des pays africains. Ces dispositifs visent à élargir les droits de trafic et à faciliter l’ouverture de nouvelles liaisons entre capitales africaines.
La compagnie nationale Royal Air Maroc participe à cette évolution en développant son réseau sur le continent. L’entreprise assure des liaisons régulières vers plusieurs destinations africaines, contribuant à l’augmentation des flux de passagers et de marchandises.
Lors de la même rencontre, la secrétaire générale de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), Adefunke Adeyemi, a indiqué que la libéralisation du transport aérien pourrait générer 4,2 milliards de dollars et créer plus de 600 000 emplois à l’échelle du continent, en s’appuyant sur des estimations sectorielles.
Les discussions ont également porté sur les obstacles techniques et réglementaires qui ralentissent l’application du MUTAA. Plusieurs États africains n’ont pas encore aligné leurs législations, ce qui limite l’ouverture effective des marchés aériens.
Les autorités marocaines poursuivent leur participation aux initiatives continentales afin de soutenir la mise en œuvre opérationnelle du programme, dans un contexte marqué par l’augmentation de la demande de mobilité en Afrique.
MK/AK/Sf/APA







