Noureddine Falah, appelé « Dolmy », est ce supporter infatigable, présent à tous les rendez-vous de l’équipe marocaine de football. Il est déjà sur place pour le Mondial 2026 aux États-Unis.
Dans tous les matchs disputés par les Lions de l’Atlas, le public voit une personne présente dans les tribunes hissant le drapeau national, venue pour encourager et soutenir les joueurs de la sélection nationale. Pour le Mondial 2026, qui se déroulera aux Etats Unis, au Canada, et au Mexique, il est déjà sur place depuis plus d’une semaine et a même devancé la délégation marocaine.
Il s’agit bien de Noureddine Falah, appelé « Dolmy » pour sa ressemblance avec l’ancien joueur de l’équipe nationale de 1986, le Maestro Abdelmajid Dolmy. Il est un fervent supporter du Maroc, et est connu pour son style et son engagement envers le football. Avec ses cheveux longs bouclés et son style atypique, tout le monde le compare physiquement à la légende feu Abdelmajid Dolmy, joueur de l’équipe nationale et du Raja de Casablanca. Le surnom de Dolmy m’a été attribué par feu José Mehdi Faria, ex sélectionneur national, durant la Coupe du Monde 1986, avait-il confié à un journaliste marocain.
La situation initiale du récit de « Dolmy » ou de Nouredine Falah, avec la sélection nationale a commencé il y’a 46 ans. C’était lors d’un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations de 1976, remportée par les Lions de l’Atlas.
Lorsqu’il était enfant, il n’avait pas ni les capacités physiques ni morales, dit-il, pour accompagner les Lions de l’Atlas et assister de près au premier et seul sacre du Maroc dans la CAN en Ethiopie. Mais en 1986, « Dolmy » a bien profité et s’est déplacé avec la sélection nationale en Egypte pour la CAN, avant d’accompagner les coéquipiers de Badou Zaki, Aziz Bouderbala, Mustapha El Biaz, Abderrazak Kairi, Merry Krimau, Moustapha El Haddaoui , Mohamed Timoumi, et autres, au Mondial de Mexico où le Maroc a inscrit son nom en lettres d’or comme étant la première équipe arabe et africaine à avoir atteint le deuxième tour de la coupe du Monde.
Depuis cet exploit réalisé par l’équipe nationale sous la houlette du bresilien, feu Mehdi Faria, Dolmy ne rate aucun match de la sélection nationale, du Mondial 1994 en passant par la Coupe d’Afrique des nations de 2004 en Tunisie, jusqu’à la coupe du monde 2022 au Qatar où le Maroc a atteint la demi-finale jouée et perdue face à la France. Il a toutefois raté la coupe du monde en Russie de 2018 pour des raisons de santé.
Dolmy effectuait aussi des déplacements avec les équipes marocaines, notamment l’AS FAR, le Raja, le Wydad de Casablanca, le Moghreb de Fès.
Actuellement, avec ses moyens et le soutien de certaines personnes il a pu décrocher un visa et un billet pour les Etats-Unis, là où il se trouve depuis plusieurs jours pour soutenir les Lions de l’Atlas. Il espère cette fois-ci que son déplacement soit fructueux, afin de voir le Maroc enfin sacré. C’est son rêve de toujours.
Au Match choc face au Brésil prévu le 13 juin, Dolmy sera dans les premiers rangs sur les gradins portant le «Dima Maghrib », et visible pour les milliers de spectateurs qui regarderont sur la télévision cette première rencontre des Marocains face à la Seleção, l’une des meilleures équipes nationales du monde, mais aussi contre l’Ecosse et Haïti.
Dans certains moments, il est devenu objet de quolibets des certains supporters marocains qui l’accusaient sur les réseaux sociaux de porter la poisse aux Lions de l’Atlas, surtout lors des défaites. Dolmy assure le public qu’il continuera à encourager le Maroc jusqu’au dernier jour de sa vie, parce que le sang de la Patrie coule dans ses veines.
AK/Sf/APA





