La 19è édition du Congrès mondial de l’eau, tenue sous le thème « L’eau dans un monde qui change: Innovation et adaptation », a démarré lundi à Marrakech.
Le Congrès mondial de l’eau, 19e édition à Marrakech, intervient dans un contexte mondial marqué par l’urgence climatique, la raréfaction des ressources et l’augmentation des pressions environnementales.
Coorganisé jusqu’au 5 décembre par le ministère de l’Équipement et de l’Eau et l’Association internationale des ressources en eau (IWRA), cet événement constitue l’occasion d’explorer des solutions innovantes, des stratégies et des approches adaptatives pour les ressources en eau dans un monde en changement permanent.
Le Congrès offrira une plateforme aux experts, praticiens, chercheurs, décideurs politiques, à la société civile et au secteur privé pour échanger des connaissances, présenter des recherches novatrices, établir des partenariats et développer conjointement des solutions concrètes visant à relever les défis complexes de la gouvernance, de la sécurité et de la durabilité mondiales de l’eau.
Il s’agit également d’un espace pour promouvoir la collaboration entre les gouvernements, les universités, la société civile et le secteur privé, mettre en avant l’expertise du Maroc en matière de gestion des ressources en eau, en particulier dans les environnements arides, le dessalement et les ressources en eau non conventionnelles.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture, le ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a souligné que ce système combine le dessalement de l’eau de mer, les barrages, la réutilisation des eaux usées, la recharge des nappes, la numérisation et les contrats d’eau régionaux.
Il a ajouté que le Maroc a entamé une nouvelle démarche pour la gestion de ses ressources hydriques, reposant sur l’adoption de plans directeurs d’aménagement intégré pour l’ensemble des bassins hydrauliques à l’horizon 2050. Le ministre a précisé que ces plans directeurs constituent la base d’élaboration du Plan national de l’eau, qui représente une feuille de route nationale visant à garantir la convergence entre l’État, les régions, les collectivités territoriales et les acteurs économiques.
Il a fait savoir que 17 stations de dessalement ont été réalisées, avec une capacité de production atteignant 350,3 millions de mètres cubes par an, tandis que quatre autres projets sont en cours de réalisation pour une capacité de 567 millions de mètres cubes.
À cela s’ajoutent 11 projets programmés pour l’approvisionnement en eau potable, l’irrigation et l’usage industriel, visant une capacité totale de 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, avec un fonctionnement à base d’énergies renouvelables afin d’assurer la durabilité, a-t-il indiqué, soulignant que le Maroc s’oriente vers un modèle « eau – énergie – alimentation », qui relie ces trois secteurs dans une politique unifiée et une vision commune, avec des retombées concrètes sur la vie du citoyen.
Le programme de cette 19è édition comporte notamment une table ronde ministérielle, quatre panels de haut niveau, plus de 140 sessions techniques animées par des experts internationaux, des événements parallèles pour approfondir des thématiques spécialisés, et un vaste espace d’exposition dédié à la présentation des technologies et des projets hydriques innovants.
Le Congrès sera couronné par la Déclaration de Marrakech, un appel collectif réunissant décideurs, scientifiques et praticiens pour renforcer le lien entre science, politique et action et accélérer la mobilisation mondiale pour la préservation de l’eau.
AK/Sf/APA





