La société britannique Predator Oil & Gas a lancé, ce lundi 3 mars, le forage du puits MOU-5 dans le bassin de Guercif, s’inscrivant ainsi dans sa stratégie d’exploration gazière au Maroc.
Idéalement situé à seulement trois kilomètres du gazoduc Maghreb-Europe, le puits MOU-5 qui vient d’être foré par Predator Oil & Gas, dans le bassin de Guercif, présente un potentiel estimé à 5,9 trillions de pieds cubes de gaz (TCF), selon le PDG de la société, Paul Griffiths.
Les opérations de forage, qui devraient s’étendre sur 12 jours, pourraient accélérer le développement du projet grâce à une infrastructure favorable et à un cadre fiscal attractif, comprenant notamment une exonération d’impôt sur les sociétés pendant dix ans.
Outre le gaz naturel, le site pourrait receler une ressource stratégique : l’hélium, dont la valeur est particulièrement élevée sur le marché mondial. Les analyses menées sur le puits MOU-3 indiquent des concentrations d’hélium comprises entre 0,11 % et 4,06 %, avec une estimation moyenne de 1,3 %. Cela représenterait des ressources brutes récupérables pouvant atteindre 76,5 milliards de pieds cubes.
Avec un prix dépassant 400 dollars par millier de pieds cubes, l’hélium pourrait constituer un levier économique majeur pour Predator Oil & Gas au Maroc.
Si les volumes de gaz découverts s’avèrent inférieurs aux prévisions, la société envisage une exploitation sous forme de gaz naturel comprimé (GNC), une approche déjà explorée par Chariot Energy dans la région de Loukos.
Dans cette optique, Predator Oil pourrait établir un partenariat avec Afriquia Gaz, qui achèterait directement le gaz à la tête du puits à un prix estimé de 12 dollars par millier de pieds cubes, une alternative compétitive face aux coûts du gaz transporté par pipeline.
Grâce à ces perspectives, Predator Oil & Gas ambitionne de renforcer sa présence au Maroc et de contribuer activement à la diversification énergétique du pays, en misant sur un développement efficace et rapide de ses ressources gazières et en hélium.
SL/te/Sf/APA






