Les apports hydriques cumulés aux niveaux des barrages au Maroc ont atteint, du 1ᵉʳ septembre 2025 au mercredi 11 février 2026 un volume total de 12,17 milliards de mètres cubes, soit un excédent de 134% par rapport à la moyenne des apports, a révélé, mercredi, le ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.
Le ministre marocain de l’Equipement et de l’Eau, qui s’exprimait à l’issue du Conseil de gouvernement, a mis en avant le caractère exceptionnel de cette période au niveau des barrages, marquée notamment par 11,74 milliards m³ d’apports enregistrés depuis le 12 décembre 2025, soit 96,4% du total des apports.
Il a souligné que, depuis le 11 janvier dernier, les apports ont atteint près de 8,82 milliards m³, un volume supérieur à celui enregistré sur plusieurs années hydrologiques complètes.
Le taux de remplissage des barrages du Royaume a connu une nette amélioration, passant de 31,1% le 12 décembre 2025, à 69,35% le 11 février 2026, avec un volume d’eau stocké de 11,62 milliards m³, un niveau jamais atteint depuis 2018, ajoute le ministre.
S’agissant de la situation dans les bassins hydrauliques, le ministre a souligné que la plupart d’entre eux ont enregistré cette année des apports importants, notamment le bassin du Sebou (5 086 millions m³ à ce jour, avec un taux de remplissage des barrages de 91,57%) et le bassin du Loukkos (1 786 millions m³ à ce jour, avec un taux de remplissage des barrages de 93,49%).
Les apports hydriques enregistrés ont contribué à la montée des niveaux des retenues des barrages, les données de la plupart des bassins hydrographiques du Royaume démontrant que 31 barrages ont atteint un taux de remplissage supérieur à 80%, a-t-il fait savoir.
Au regard de cette situation exceptionnelle et persistante, le responsable a insisté sur le fait que des opérations de lâcher d’eau proactives et progressives ont été mises en œuvre afin de disposer de réserves permettant de contenir ces nouveaux apports, protégeant ainsi les citoyens, tout en préservant l’intégrité des infrastructures hydrauliques, a-t-il dit, notant que les volumes évacués depuis le 1ᵉʳ septembre ont atteint 4 278 millions m³ dans les barrages remplis à 100%.
Il a également relevé que les lâchers d’eau des barrages coïncidant avec les apports des affluents en aval desdites infrastructures ont entraîné le débordement des cours d’eau, provoquant des inondations, notamment dans les zones basses dans les régions du Gharb et du Loukkos.
Face à l’accélération des changements climatiques et des phénomènes météorologiques exceptionnels qu’a connus le Royaume depuis fin 2015 et début 2020, notamment les inondations et crues soudaines, Baraka a indiqué que la « Stratégie nationale intégrée de gestion des catastrophes à l’horizon 2030 » est en cours de finalisation, ajoutant qu’une étude a été menée en vue de la création, au sein du ministère de l’Équipement et de l’Eau, d’un Centre national doté d’un système intégré de prévision des charges et d’un système de surveillance dédié.
AK/Sf/APA







