Le maréchal de l’air Hassan Abubakar, chef d’État-major de l’armée de l’air nigériane, a déclaré que le retrait du Burkina Faso, du Niger et du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait considérablement accru la pression sécuritaire sur les forces nigérianes.
Lors d’une réunion avec les hauts responsables de l’armée de l’air à Abuja, Abubakar a souligné que cette décision avait perturbé les cadres de coopération sécuritaire régionaux, notamment la Force multinationale mixte (MNJTF), essentielle dans la lutte contre Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Il a mis en garde contre les conséquences d’un éventuel retrait du Tchad, qui affaiblirait davantage la capacité de la MNJTF à mener des opérations conjointes, plaçant ainsi une plus grande responsabilité sur l’armée nigériane.
« Avec le retrait de ces États et le Tchad envisageant de suivre la même voie, la charge qui pèse sur les forces armées du Nigeria pour soutenir la MNJTF va s’alourdir. Une réponse plus robuste et adaptative de l’armée de l’air nigériane sera essentielle », a-t-il affirmé.
Abubakar a également exprimé son inquiétude face à la menace croissante des groupes extrémistes au Sahel, qui exploitent la faiblesse des structures de gouvernance et la porosité des frontières dans le bassin du lac Tchad pour étendre leur influence.
Concernant la sécurité maritime, il a souligné la nécessité d’un renforcement de la surveillance aérienne dans le golfe de Guinée pour lutter contre la piraterie et le vol de pétrole.
En dépit des avancées enregistrées dans la lutte contre l’insurrection dans le nord-est et le nord-ouest du Nigéria, il a alerté sur l’émergence de nouvelles menaces, comme la montée du groupe Lakurawa et l’usage accru de drones kamikazes par Boko Haram.
Face à cette évolution, il a insisté sur l’urgence de développer un système de défense anti-drone pour protéger les troupes et les infrastructures militaires.
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