La disparition du colonel-major Fofié Kouakou Martin, ancien chef militaire de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et commandant de la deuxième région militaire de Daloa (Ouest), suscite une vive émotion. Depuis son exil, l’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a exprimé sa profonde tristesse face à la perte de celui qu’il considère comme un « frère » et un compagnon de route d’une fidélité absolue.
Dans un message empreint de gravité, publié sur ses réseaux officiels, Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale, a salué la mémoire d’un officier supérieur dont le parcours reste indissociable de l’histoire politique et militaire contemporaine de la Côte d’Ivoire.
« Au-delà de l’officier supérieur, du chef de la deuxième région militaire de Daloa, c’est un frère que je perds », a écrit Guillaume Soro. Il décrit le défunt comme un homme à la parole rare, doté d’une rigueur et d’une autorité naturelle qui imposaient le respect, tout en soulignant sa courtoisie envers les plus humbles.
Guillaume Soro, ancien secrétaire général des ex-Forces nouvelles est revenu avec émotion sur les années de braise partagées avec le colonel-major Fofié Kouakou Martin, ancien chef militaire de l’ex-rébellion des Forces nouvelles.
« Nous avons traversé ensemble des années d’espoirs et de craintes partagés. De cette fraternité, je garde le souvenir d’une loyauté qui n’a jamais vacillé, même lorsque cela lui a coûté, même lorsque beaucoup ont préféré prendre leurs distances. C’est l’homme derrière l’uniforme que je retiens surtout aujourd’hui », a-t-il témoigné.
Affirmant ressentir personnellement un grand vide depuis l’annonce du décès de Fofié Kouakou, Guillaume Soro a adressé ses condoléances les plus sincères et les plus profondes à l’épouse du défunt, à ses enfants, à sa famille biologique ainsi qu’à ses frères d’armes des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI).
L’ancien Premier ministre a conclu son hommage par des vœux de force pour la famille endeuillée, priant pour le repos éternel de l’âme du haut gradé : « Adieu, Fofié. Adieu, mon frère. Adieu, mon compagnon de tant d’années. »
AP/APA







