Le Réseau africain des personnels des parlements (RAPP) veut retrouver une nouvelle dynamique. Réunis à Abidjan du 1er au 3 septembre autour du thème « Vers la redynamisation du RAPP », les membres du Comité exécutif ont arrêté plusieurs mesures pour relancer durablement les activités du réseau.
Organisée par la Section nationale de Côte d’Ivoire, la rencontre a permis de dresser un diagnostic du fonctionnement du RAPP et d’examiner les moyens de renforcer la participation des différentes sections nationales.
À l’ouverture des travaux, le président de la Section nationale de Côte d’Ivoire, Akissi Roland, a relevé que six années s’étaient écoulées depuis la dernière Assemblée générale, tenue à Lomé en 2019. Cette période a été marquée par une baisse des rencontres, des échanges et des initiatives communes entre les personnels parlementaires africains.
Il a appelé à un « sursaut collectif » pour redonner au réseau toute sa vitalité et lui permettre de mieux répondre aux attentes de ses membres.
Représentant le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Patrick Achi, le secrétaire général de l’institution, Addra Alain, a salué la tenue de cette rencontre et rappelé l’importance des personnels parlementaires dans la préparation des travaux législatifs, l’accompagnement des parlementaires et la continuité du fonctionnement des administrations.
Créé il y a près de 24 ans, le RAPP a notamment pour objectif de contribuer à la professionnalisation des personnels des parlements africains et de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les administrations parlementaires du continent.
Un nouveau dispositif de financement
Au terme des trois jours de travaux, les participants ont retenu plusieurs orientations structurantes.
Ils ont notamment décidé d’aller vers une politique commune de cotisations et une redéfinition des modalités de contribution des pays membres. Cette réforme doit favoriser une participation plus régulière des sections nationales et réduire les difficultés financières susceptibles de freiner le fonctionnement du réseau.
Les membres du Comité exécutif ont également recommandé l’élaboration d’un manuel de procédures financières afin d’améliorer l’encadrement, la gestion et le suivi des ressources du RAPP.
Une feuille de route commune
Les participants ont par ailleurs convenu d’élaborer une feuille de route commune pour les différents organes du réseau. Elle devra préciser les responsabilités, fixer les prochaines étapes et assurer une meilleure visibilité aux activités du RAPP.
Au-delà des questions administratives et financières, la rencontre d’Abidjan entend repositionner le réseau comme un cadre permanent de coopération, de professionnalisation et de solidarité entre les personnels des parlements africains.
Cette relance intervient alors que les administrations parlementaires sont appelées à s’adapter à de nouveaux enjeux liés notamment à la modernisation, à la transformation numérique et à l’innovation administrative.
Avec un cadre financier mieux défini, une organisation renforcée et une programmation commune, le Comité exécutif entend ainsi ouvrir une nouvelle étape dans la vie du RAPP, fondée sur la responsabilité collective et une coopération parlementaire africaine plus structurée.
TE/APA





