Le Parlement confédéral de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) est officiellement entré dans sa phase opérationnelle lundi à Niamey, avec l’installation de ses 45 membres issus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, lors d’une session inaugurale tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi.
La cérémonie, présidée par le Premier ministre nigérien Lamine Zeine Ali Mahaman, représentant le chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, a réuni les présidents des parlements des trois pays membres de l’AES.
Président des Sessions confédérales, Ousmane Bougouma a ouvert les travaux avant de procéder à l’installation des deux vice-présidents de l’institution : Malick Diaw, président du Conseil national de transition du Mali, et Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la Refondation du Niger.
Les 45 parlementaires désignés par les trois Etats ont ensuite été appelés et installés par acclamation, consacrant ainsi la mise en place effective de l’organe parlementaire de la Confédération.
Le Parlement confédéral est appelé notamment à représenter les populations des trois Etats membres et à contribuer au renforcement de l’intégration politique et institutionnelle au sein de l’AES.
Des responsables parlementaires du Tchad et du Togo, Ali Kolotou Tchaïmi et Komi Sélom Klassou, invités à la cérémonie, ont salué la création de cette nouvelle institution, en lui souhaitant réussite et paix.
Dans son message lu par Ousmane Bougouma, le président burkinabè et président en exercice de la Confédération de l’AES, Ibrahim Traoré, a exhorté les députés à faire du Parlement confédéral « un outil au service de la Confédération ».
Il les a appelés à dépasser les considérations partisanes et nationales, à rester proches des populations et à porter leurs préoccupations au sein de la nouvelle assemblée.
« L’histoire vous regarde. Soyez dignes de la confiance du Peuple », a lancé le président de la Confédération aux parlementaires.
Pour les deux vice-présidents, l’installation du Parlement confédéral constitue l’aboutissement d’un processus engagé par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Malick Diaw et Mamoudou Harouna Djingarey ont rendu hommage aux dirigeants des trois pays, Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani, pour leur engagement en faveur de cette dynamique.
La création du Parlement confédéral marque une nouvelle étape dans le processus d’intégration des trois Etats sahéliens, engagé le 16 septembre 2023 avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’AES, puis renforcé le 6 juillet 2024 avec la création de la Confédération des Etats du Sahel.
HO/te/APA







