La Fondation Bonne Action Umugiraneza, présidée par la Première Dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a été distinguée par les Nations Unies à travers le Prix des Nations Unies pour la Population 2026, dans la catégorie institutionnelle, mettant en lumière ses actions dans la santé, l’éducation des filles et le bien-être des communautés.
Remis au siège des Nations Unies à New York, le prix récompense la contribution de la Fondation à des initiatives destinées à améliorer durablement les conditions de vie des populations burundaises.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte marqué par le développement de plusieurs programmes menés avec la Fondation Merck, partenaire de la Fondation Bonne Action Umugiraneza depuis 2020.
Dans le secteur de la santé, ce partenariat a notamment permis d’accorder 55 bourses à des médecins burundais pour des formations dans des spécialités médicales prioritaires, avec l’objectif de renforcer les compétences disponibles dans le système public de santé.
La coopération a également contribué au développement de l’expertise nationale dans la médecine de la reproduction. Des spécialistes de la fertilité, des embryologistes et des techniciens burundais ont bénéficié de formations spécialisées ayant contribué à la création du premier centre public de fécondation in vitro (FIV) du pays.
Des actions ont aussi été engagées dans d’autres domaines, notamment la prise en charge du cancer et du diabète, ainsi que la sensibilisation des communautés aux questions de santé.
Dans le domaine de l’éducation, le programme « Éduquer Linda » permet chaque année à 40 filles burundaises particulièrement performantes mais issues de familles défavorisées de bénéficier de bourses leur permettant de poursuivre leur scolarité. Des fournitures et des livres sont également distribués dans les établissements scolaires.
La Fondation Merck met par ailleurs en avant les initiatives de sensibilisation consacrées à l’éducation des filles, à la lutte contre le mariage des enfants, à la violence basée sur le genre, à la stigmatisation liée à l’infertilité et à l’autonomisation des femmes.
« Cette distinction est amplement méritée et témoigne de l’engagement et du travail essentiel accomplis par la Fondation pour améliorer la santé et le bien-être de la population burundaise », a déclaré la sénatrice Dr Rasha Kelej, directrice générale de la Fondation Merck.
Elle a également salué le rôle joué par Angeline Ndayishimiye dans la mobilisation des institutions et des acteurs nationaux autour des programmes de santé, d’éducation et de sensibilisation.
Le Prix des Nations Unies pour la Population 2026 constitue une nouvelle reconnaissance pour la Première Dame burundaise. Elle avait déjà reçu, à titre individuel, le Prix des Nations Unies pour la Population en 2023, pour son leadership et son plaidoyer en faveur de la santé et du bien-être au Burundi.
Pour la Fondation Merck, l’expérience burundaise illustre l’importance d’une approche combinant renforcement des compétences médicales, soutien à l’éducation des filles et sensibilisation communautaire.
« Notre philosophie a toujours été de renforcer les capacités en matière de soins de santé, et non la dépendance », a indiqué Dr Rasha Kelej, qui a réaffirmé la volonté de poursuivre et d’élargir le partenariat engagé avec les institutions burundaises depuis 2020.
TE/APA







