Le secteur artisanal africain, présenté comme un levier d’emploi, de revenus et de valorisation des savoir-faire locaux, est au centre d’une rencontre ministérielle prévue du 2 au 4 juillet 2026 dans la capitale malienne.
La 12e Conférence des ministres chargés de l’Artisanat des pays membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain est consacrée au repositionnement du secteur dans les priorités de développement des États membres.
En prélude aux travaux, le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu son homologue congolaise Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Ngoma, ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat de la République du Congo et présidente en exercice de l’ODEPA.
La conférence doit réunir à Bamako des délégations venues de plusieurs pays africains, des représentants de l’organisation et des partenaires engagés dans la promotion du secteur artisanal. Les échanges doivent porter sur les leviers permettant de renforcer la volonté politique des États, d’améliorer l’accompagnement des partenaires techniques et financiers et de relever les allocations de ressources en faveur de l’artisanat.
L’ODEPA regroupe 28 pays membres répartis en quatre zones régionales. L’organisation se présente comme un cadre africain de concertation, de réflexion et d’action pour le développement et la promotion de l’artisanat. Elle travaille notamment à une meilleure structuration du secteur, à la valorisation des savoir-faire, à la promotion des produits artisanaux et à l’amélioration de l’accès des artisans aux opportunités économiques.
Selon les données mises en avant par l’organisation, l’artisanat représente, suivant les pays, entre 30 % et 60 % des actifs urbains et contribue entre 5 % et 30 % du produit intérieur brut. Ces chiffres expliquent l’importance accordée au renforcement des politiques publiques en faveur d’un secteur lié à l’emploi, aux revenus, à la formation, au tourisme et à la transmission du patrimoine.
La tenue de cette conférence intervient dans un contexte où plusieurs États cherchent à mieux organiser les filières artisanales, à améliorer la qualité des produits, à renforcer les débouchés commerciaux et à mobiliser davantage de financements pour les acteurs du secteur. Les discussions doivent aussi porter sur les moyens de mieux intégrer l’artisanat dans les stratégies nationales et régionales de développement.
Cette rencontre place Bamako au centre des échanges africains sur la promotion de l’artisanat. Les conclusions attendues doivent contribuer à dégager des orientations communes pour une meilleure prise en compte du secteur dans les politiques publiques des pays membres.
MD/Sf/APA







