La Côte d’Ivoire s’illustre sur la scène internationale de l’agroécologie. Ce mercredi 1er juillet 2026, 14 villages ivoiriens ont officiellement reçu leurs certificats d’intégration au réseau mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette distinction salue les efforts des communautés rurales dans la transformation durable des systèmes agroalimentaires et la protection de l’environnement.
Portée par le directeur général de la FAO, QU Dongyu, à l’occasion du 80e anniversaire de l’organisation, l’initiative mondiale, qui a distingué 14 villages ivoiriens, met en lumière les localités qui bâtissent des modèles inclusifs et résilients. La Côte d’Ivoire s’est ainsi particulièrement démarquée lors de l’édition 2025.
Lors de la cérémonie officielle à Abidjan, le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, Nyemah Joseph, a rappelé la portée de cet événement. Selon lui, cette sélection intervient à un moment crucial où le monde cherche des solutions concrètes face au changement climatique et à l’insécurité alimentaire.
Sur plus de 300 candidatures provenant de 69 pays, 14 villages ivoiriens ont été retenus. Selon Nyemah Joseph, ces localités se distinguent par la préservation de la biodiversité, la valorisation des traditions culinaires, le développement de l’agrotourisme et l’usage des innovations numériques.

Une reconnaissance internationale historique
« À travers eux, ce sont des femmes courageuses, des jeunes entrepreneurs, des producteurs, des pêcheurs, des éleveurs, des artisans et des leaders communautaires qui sont mis à l’honneur », a déclaré Nyemah Joseph.
Il a souligné que cette dynamique s’inscrit particulièrement dans la vision des « quatre améliorations » de la FAO : une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et de meilleures conditions de vie.
« Les projecteurs sont désormais tournés vers nous. Cette distinction est un honneur, mais elle est aussi une responsabilité. Nous prenons solennellement l’engagement d’être des exemples du développement rural durable », a lancé le porte-parole des bénéficiaires, Samin Kimi, chef du village d’Aniassué.
Le village d’Aniassué bénéficie déjà du projet SAGA 2 (Sécurité alimentaire et agriculture : une adaptation accélérée), financé avec l’appui technique et financier du gouvernement du Québec. Ce programme a permis à des groupements de femmes et de jeunes d’accroître leur autonomie financière tout en s’adaptant au dérèglement climatique.
« Grâce à cette initiative, de nombreux groupements de femmes et jeunes ont développé et continuent de développer des activités qui renforcent nos revenus, notre autonomie et notre capacité à faire face aux défis du changement climatique », a-t-il témoigné.
L’objectif est désormais d’essaimer ces bonnes pratiques dans l’ensemble des régions du pays.

Allier forêts durables et communautés fortes
Adolphe Saraka, conseiller technique et représentant du ministre des Eaux et Forêts, a félicité les récipiendaires. Il a rappelé le lien indissociable entre écologie et économie rurale.
« Il ne peut y avoir de forêt durable sans communauté forte, tout comme il ne peut y avoir de développement rural durable sans la préservation des ressources naturelles », a soutenu le représentant du ministre des Eaux et forêts.
Cette entrée dans le réseau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). offre une vitrine internationale à la Côte d’Ivoire et pose les bases d’un nouveau modèle de prospérité pour les générations futures.
« En célébrant ces 14 villages, nous célébrons l’espoir : l’espoir d’un monde rural plus prospère, plus innovant et plus attractif pour les générations futures », a affirmé le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire.
La liste des 14 villages ivoiriens honorés sont : Amanvi, Soko, Assempanayé, Aniassué, Appouéba, Ebillassokro, Kirifi, Zaranou, Adaou, Aboutoukro et Ebimolossou (ainsi que trois autres localités rattachées à ce réseau d’excellence).
AP/Sf/APA







