Réuni mercredi sous la présidence de Sarra Zafrani Zenzri, le Conseil ministériel restreint a décidé de lever la suspension qui bloquait depuis 2011 la création de nouveaux établissements privés de formation paramédicale.
En autorisant la création de nouvelles écoles privées de formation paramédicales, le gouvernement tunisien entend ainsi répondre aux besoins croissants du système de santé et renforcer l’attractivité des compétences tunisiennes.
Au palais de la Kasbah, l’exécutif a adopté un train de mesures visant à rouvrir l’octroi de licences pour les écoles privées dans le domaine paramédical. Les décisions prises en mai 2011 et juin 2012, qui gelaient la délivrance de ces autorisations, ont été annulées. Désormais, de nouvelles institutions pourront voir le jour, à condition de respecter un cahier des charges révisé et plus exigeant.
Le Conseil a insisté sur la nécessité d’assurer une “formation de haute qualité”, reposant sur des critères d’admission sélectifs (résultats et type de baccalauréat, test psychotechnique), des programmes modernisés intégrant simulation, technologies numériques et langues, ainsi qu’une offre suffisante de stages pratiques et d’enseignants qualifiés. Une “carte nationale des spécialités paramédicales”sera élaborée pour encadrer les créations et éviter les déséquilibres dans l’offre de formation.
Un mécanisme renforcé de contrôle est prévu. Les établissements privés devront obtenir une autorisation officielle pour chaque spécialité ouverte, sous peine de sanctions. Des inspections régulières seront menées par le ministère de l’Enseignement supérieur, en coordination avec le ministère de la Santé. Une commission technique mixte sera chargée de revoir le cahier des charges et de suivre l’évolution du secteur.
Pour la cheffe du gouvernement, la formation paramédicale constitue un secteur vital pour la Tunisie. Elle a salué les réussites des diplômés tunisiens à l’international et souligné que la demande mondiale pour ces compétences est en forte progression, selon les statistiques de l’OMS. La réforme doit permettre de combler le déficit national, notamment dans les sciences infirmières, tout en valorisant l’expertise tunisienne sur les marchés étrangers.
Cette décision marque une étape importante pour l’avenir du système de santé tunisien, à un moment où la modernisation des services et la reconnaissance internationale des qualifications paramédicales apparaissent comme des enjeux stratégiques.
MK/Sf/ac/APA







