Des représentants des autorités libyennes de l’Est et de l’Ouest ont paraphé à Tunis un projet d’accord destiné à rapprocher les institutions divisées et à relancer le processus électoral.
Un projet d’accord entre autorités libyennes de l’Est et de l’Ouest, a été signé à Tunis, portant notamment sur la Haute Commission électorale nationale et sur le cadre juridique devant régir les élections présidentielle et législatives. Il doit encore franchir plusieurs étapes avant de pouvoir produire des effets institutionnels concrets.
Le projet constitue une tentative de contourner les blocages persistants entre la Chambre des représentants, installée dans l’Est, et le Haut Conseil d’État, basé à Tripoli. Les désaccords entre ces deux institutions ont empêché l’adoption consensuelle des règles électorales et retardé l’organisation d’élections nationales.
La Libye demeure divisée entre deux pôles de pouvoir concurrents. Le gouvernement d’unité nationale d’Abdelhamid Dbeibah exerce son autorité depuis Tripoli, tandis qu’une administration parallèle soutenue par le maréchal Khalifa Haftar contrôle une grande partie de l’Est et du Sud.
La portée de l’accord dépendra donc de son acceptation par les principaux acteurs militaires et politiques. Plusieurs arrangements conclus au cours des dernières années ont échoué lors de leur mise en œuvre, en raison de divergences sur les candidatures, la répartition des pouvoirs et la gestion des revenus pétroliers.
Cette nouvelle tentative intervient alors que la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) cherche à redynamiser sa feuille de route. Un consensus sur l’autorité électorale et sur les règles du scrutin constituerait une avancée, mais ne suffirait pas, à lui seul, à garantir la tenue d’élections crédibles dans un pays toujours marqué par la fragmentation sécuritaire.
MK/AK/Sf/APA






