Le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) célèbre son 75ᵉ anniversaire. À cette occasion, il réunit du 22 au 24 septembre 2026 un parterre de chercheurs, de décideurs publics, d’acteurs du secteur privé et de représentants de la société civile.
Organisé au siège de la CGECI, le Patronat ivoirien, avec des activités satellites à Adiopodoumé, ce colloque international s’articule autour du thème : « Recherche scientifique et partenariats public-privé : catalyseurs de développement durable et de bien-être en Afrique subsaharienne ».
Lors de l’ouverture des travaux, le Directeur général du CSRS, le Professeur Jérémie Zoueu Thouakesseh, a exprimé sa fierté face au parcours de l’institution, dont l’action repose sur la recherche, la formation et la coopération.
Au fil des décennies, le CSRS a activement contribué à la sécurité alimentaire, à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre les maladies, tout en formant des générations de chercheurs africains et internationaux.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le directeur de cabinet, Arsène Kobea, a salué le soutien historique de la Suisse et de l’Allemagne au développement de la science en Côte d’Ivoire.
Face au désengagement de certains bailleurs extérieurs et aux contraintes budgétaires des États, il a lancé un appel fort à la mobilisation des ressources nationales. Il a notamment soutenu que la science doit être perçue comme « un investissement partagé et non un coût subi », exigeant une implication accrue du secteur privé.
Pour bâtir un système scientifique performant, le gouvernement ivoirien a défini trois priorités majeures : maintenir la recherche au cœur des engagements nationaux, impliquer durablement les entreprises via des partenariats financiers et fiscaux, et propulser la jeunesse scientifique tout en sécurisant la propriété intellectuelle.
Pendant trois jours, les participants plancheront sur des défis contemporains cruciaux : le changement climatique, l’approche sanitaire globale « One Health » (Une seule santé), l’intelligence artificielle, le big data et la souveraineté scientifique africaine à l’horizon 2050.
Pour le Professeur Jérémie Zoueu Thouakesseh, cette étape historique marque une ère de maturité et de modernisation. Le Centre ambitionne d’intégrer pleinement les technologies émergentes, de diversifier ses financements et d’étendre son impact régional avec « audace, méthode et responsabilité ».
Les conclusions de ces réflexions de colloque international seront consignées dans une « Déclaration d’Abidjan » et un « Livre blanc » afin de poser les jalons d’un modèle africain de recherche partenariale durable.
AP/Sf/APA





