Les autorités locales, les agriculteurs et les éleveurs de la préfecture de la Sangha-Mbaéré ont convenu de renforcer les mécanismes de concertation pour prévenir les conflits liés à la transhumance, lors d’un atelier tenu les 12 et 13 octobre à Nola, avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).
En RCA, Un atelier a réuni à Nola, les 12 et 13 octobre 2026, 48 participants, des agriculteurs et des éleveurs, dont quatre femmes, autour du bilan de la campagne de transhumance 2025-2026 et des mesures à prendre pour préparer la saison 2026-2027.
Les tensions entre agriculteurs et éleveurs sont notamment liées à la destruction des cultures par les troupeaux, ainsi qu’aux différends concernant les couloirs de passage, les pâturages et les points d’eau. Ces incidents peuvent provoquer des représailles, allant de l’entrave de la circulation à l’abattage de bétail et aux affrontements communautaires.
Le chef de secteur de l’Agence centrafricaine de développement de l’agriculture à Nola, Mboui Abdou, a plaidé pour une intensification de la sensibilisation des agriculteurs et des éleveurs, notamment sur le respect des couloirs de transhumance et l’implantation des cultures à distance de ces axes.
Les participants ont également relevé les insuffisances des mécanismes locaux de médiation. Selon le chef du service préfectoral de l’élevage, Bienvenu Bruno Kodoumalé, deux des cinq comités de médiation prévus ont été créés avec l’appui de la MINUSCA, mais ils n’ont pas encore bénéficié des formations nécessaires pour régler efficacement les différends.
Le préfet de la Sangha-Mbaéré, Louis Marie Kpoka, a appelé à une gestion concertée de la transhumance, tenant compte des besoins des communautés et de l’utilisation des ressources naturelles.
Au terme des échanges, les participants ont recommandé une implication accrue du Comité local de paix et de réconciliation dans la médiation, le renforcement des capacités des comités existants et leur dotation en moyens de communication et de mobilité pour intervenir rapidement en cas de crise.
À travers cet atelier, la MINUSCA entend consolider le dialogue entre les communautés et les autorités afin de prévenir l’escalade des tensions et de favoriser une coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs.
TE/Sf/APA



